Posté le 10 juin 2026 par La Rédaction

L’artiste pop se produira samedi 29 août au monastère de Brou, avec DJ Alor, en clôture du festival À la folie.

Vous avez 24 ans et déjà deux albums à votre actif…
J’ai grandi dans une famille où l’on s’exprime énormément. Mon frère nous a vite appris à verbaliser, à dire comment on se sentait, on avait de longues discussions. Même quand j’ai commencé à écrire, à 15 ans, j’avais déjà des choses à raconter, parce que pas mal de choses sur le coeur. Mes premières chansons sont des chansons d’amour, mais je m’en suis écartée à force d’écouter d’autres artistes francophones parler d’amitié, d’engagement, de féminisme, de dépression… Je me suis rendue compte qu’en tant qu’artiste, j’avais envie d’aborder bien plus que mes relations amoureuses.

Quels sont les sujets qui touchent, aujourd’hui, quand on a la vingtaine ?
Je suis touchée par les thèmes que porte ma génération, mais ça ne veut pas dire que je les mets toutes dans ma musique. Je parle uniquement des problématiques qui me touchent en tant que personne. Pas de ce que je ne connais pas.

Quelles injonctions en tant que femme vous a-t-on souvent adressées ?
J’étais une petite fille très bruyante, on m’a répété beaucoup d’être plus discrète. C’est pour ça que je fais un peu l’inverse… Il y avait aussi cette notion d’être élégante. Quand je me suis mise à la musique, il a fallu jouer sur le physique, le côté femme-enfant. On a voulu mettre en avant des choses qui pour moi n’avaient aucun sens.

Pourquoi avoir créé votre propre label pour produire Le Cœur et sa dictature ?
Ça a été une accumulation de petites frustrations qui, mises bout à bout, représentaient un truc assez énorme. En tant que fille dans la pop, on attend de nous qu’on plaise à tout le monde. Cette limite commençait à me peser. J’avais envie de proposer quelque chose qui sorte des codes, qui soit considéré comme clivant. Je suis partie pour voir ce que ça donnerait de faire exactement ce que j’avais en tête. Il y avait comme un plafond de verre ; je savais que si je voulais gagner en visibilité, progresser encore dans ce milieu, il fallait que je  montre tout ce que je n’avais pas encore montré.

Dans quelle mesure la danse donne-t-elle du relief à vos textes ?
C’est en découvrant la scène que j’ai pris conscience de cette capacité qu’a le corps de compléter un propos. Chanter une chanson ne représente pas toute l’émotion que l’on porte en la chantant. Laisser le corps parler, c’est encore au-dessus. On vient ajouter une enveloppe, une émotion.

La prog’

Samedi 18 juillet (20:30) : Birds On A Wire (baroque & folk)

Samedi 25 juillet (20:30) : Matt Elliott (folk)

Samedi 1er août (20:30) : Estelle Perrault (jazz)

Samedi 8 août (20:30) : LINA_ et Marco Mezquida (fado)

Samedi 15 août (20:30) : Richard Galliano (jazz)

Samedi 22 août (20:30) : Telegraph (rock)

Samedi 29 août (20:30) : Zélie (pop) & DJ Alor (électro) en partenariat avec la Tannerie

Monastère royal de Brou
Dans le 2e cloître

Tarifs : 11 € droit d’entrée au monument inclus, gratuit – de 26 ans
Billetterie : www.monastere-de-brou.fr