Posté le 9 septembre 2026 par La Rédaction

« La danse ? J’ai commencé à 35 ans ! » Fabrice Cogne n’est pas de ceux dont un sport pratiqué plus jeunes leur aurait inspiré un métier. Lui, jouait au basket. Mais il aimait la musique, les rythmes latino surtout. « Ce qui te mène à la danse, c’est la musique. Il faut que, quand tu l’écoutes, tu aies envie de bouger. » Il suit un premier cours à Bourg. Et très vite se passionne pour la discipline. Le SKB, en fait. Pour salsa, bachata, kizomba. Pas freiné d’être débutant, Fabrice enchaîne les entraînements, affine sa technique et progresse, au point d’à son tour vouloir transmettre. Il y a 5 ans, il fonde avec Coralie son école à Oyonnax, F&C danses, exportée l’an dernier sous le même nom à Mâcon. « Ce que j’aime, c’est apprendre aux gens et les voir réussir… »

« Apprendre une choré n’est pas apprendre à danser »

S’il n’existe pas de diplôme pour enseigner les danses latines – un avantage car l’offre est pléthorique, un inconvénient car les niveaux sont disparates -, il est mille autres façons de gagner en expérience. « En travaillant seul, et beaucoup. » En se formant continuellement, aussi, auprès de plus fort que soi… pour dépasser les limites imposées par son corps et sa technique. Notamment auprès du chorégraphe Yannick Elamari (Shine académie à Lyon) qui, détectant le potentiel du danseur, lui a donné la chance d’intégrer sa team et disputer des compétitions internationales. Galvanisé par l’enjeu – une opportunité comme celle-ci se présente rarement – Fabrice s’est donné les moyens jusqu’à atteindre le sommet de son art. Et décrocher, avec les Kings & Queens of Bachata, le titre national et, à Rome il y a deux ans, celui mondial. Une consécration pour le « patient et besogneux » quadra… fort des codes et du bagage pour instaurer d’emblée un dialogue avec sa partenaire. Par la magie d’un mouvement synchrone. Car si la connexion est émotionnelle, presque vibratoire, elle doit être avant tout technique. « L’idée, c’est de pouvoir danser – établir un lien – avec n’importe qui. Pas de maîtriser une chorégraphie apprise par cœur. »

Festival Barcelona to Mâcon #1 à Mâcon

Son parcours à très haut niveau a offert à Fabrice un réseau de danseurs de talent qu’il aime convier, tantôt à Oyonnax ou Mâcon, pour donner à ses élèves l’opportunité d’apprendre à leurs côtés. C’est à une autre échelle que passera F&C danses cet automne, avec l’organisation du festival Barcelona to Mâcon. À Mâcon, donc. Un projet né de l’échange de Coralie avec Virgili d’une école de Catalogne où l’équipe se rend depuis plusieurs années. Au tour des Espagnols de monter cette fois pour une édition qui s’annonce mémorable au Zikënba. L’établissement mâconnais verra ainsi fouler le parquet Virgili, Ivonne Cabu, Jana & Ruben et Anthony El Chico latino, et s’exprimer aux platines DJ Corack… deux jours durant : vendredi 2 et samedi 3 octobre, autour de workshops, animations et soirées de haut vol. « Ce sont des artistes incroyables », note Fabrice, qui promet de pousser les tables pour libérer la piste. Car « l’on ne vient pas là pour les regarder danser, mais pour danser avec eux ! »

Barcelona to Mâcon
Vendredi 2 et samedi 3 octobre, au Zikënba de Mâcon
Full pass : 59,99 € (nombre de places limité), réservation sur HelloAsso
Plus d’infos ? Instagram @barcelonatomaconfestival

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