Angelina est une artiste. Une jeune femme entière et engagée, qui créait cet été sa propre marque de lingerie. « Entre être belle et prendre soin de soi, il n’est pas question de faire un choix. » Ses culottes, confectionnées en France, apportent une réponse aux femmes en quête d’une lingerie confortable et sexy, respectueuse de leur flore intime. Rencontre avec la créatrice du nouvel indispensable féminin né à Lugny : Hécatelle.
Depuis toujours, elle est passionnée de belles matières. De pièces haut de gamme. De mode, « celle des podiums« . De savoir-faire et d’artisanat d’art. De fabriqué en France… Angelina est maroquinière, pour la marque Hermès, et couturière à ses heures perdues, quand sans prévenir, son corps endure un grave dysfonctionnement hormonal. Aux soins de circonstance s’ajoute l’avis péremptoire du corps médical : porter de la lingerie en fibres naturelles. « Le plus souvent, les femmes portent des modèles synthétiques. Parce que plus beaux et travaillés que ceux en coton. » Mais la jeune femme est résolue et ne fera pas de compromis : « J’ai voulu allier lingerie fine et santé intime. » Ainsi la manuelle a-t-elle développé ses propres modèles sur sa machine à coudre. Pour elle, les femmes de sa famille ensuite et finalement toutes celles de son entourage. Car le problème est courant, mais encore tabou… C’est sans compter l’allant de la jeune femme qui, ne voulant rien regretter, s’en saisit comme d’un étendard et fait le pari de quitter son emploi pour se consacrer à Hécatelle. « Le nom ? Ça vient de la mythologie grecque. Hécate est une déesse magicienne, représentée par la Lune. Elle protège et accompagne les femmes à tous les âges de leur vie. » La référence était évidente. Fidèle à ses principes, Angelina a choisi la France pour fabriquer ses produits. « Du coton bio, de la dentelle de Calais, un atelier installé en Haute-Savoie » cite-t-elle, heureuse d’y confier ses modèles à la corsetière Chloé Poncet. « C’est une histoire de femmes…«
Bientôt des ensembles
La première collection, estivale, compte trois modèles : Hécate, Athéna et Vénus. Trois modèles noirs aux empiècements de dentelle placés tantôt sur le haut, le bas ou les côtés, un jeu de transparence plus ou moins important de l’un à l’autre… « Je souhaite, à mon échelle, faire bouger les lignes dans l’univers de la lingerie. Tomber les diktats et montrer que non, il n’est pas nécessaire de souffrir pour être belle. » Celle promise pour l’hiver sera déjà élargie, avec une déclinaison des culottes en rouge et blanc, des tangas, et soutiens-gorge assortis. « L’idée, pour l’instant, est de sortir deux gammes par an. En édition limitée. » Conformément aux codes du haut de gamme. La marque a vite trouvé sa clientèle. Des femmes en proie aux mêmes symptômes, bien sûr. Même des hommes, prenant conseil auprès d’Angelina pour rendre confort et confiance à leur femme. « Les tailles vont du XS au XXL« , pour seoir à tous les corps. « Même au-delà, je peux concevoir sur mesure. » Une diversité de silhouettes incarnée lors du shooting des Bacchantes, la série inaugurale, organisé au pied de Solutré dans un décor « très cliché« , s’amuse la créatrice, fière aussi de représenter son territoire. Sans autre canal pour l’instant que son site internet, Angelina propose de se déplacer dans un rayon d’une quarantaine de kilomètres autour de Lugny pour essayer ses pièces avant d’acheter. Un service individualisé qui renforce l’idée d’une pièce que l’on offre à qui l’on veut du bien. Soi, avant quiconque.
Pour vous Mesdames
Angelina planche sur l’organisation d’événements autour du bien-être féminin aux côtés d’autres professionnels engagés. L’idée ? « Échanger, s’informer, lever les tabous. » Suivez l’actu sur les réseaux !
Hécatelle, maison de lingerie
www.hecatelle.fr
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