L’annonce de la réouverture avait été largement relayée… À tel point que l’affluence a surpris l’équipe désormais en place, ce lundi de mi-décembre. Plus de 150 personnes sont venues découvrir le nouvel écrin, revu pour rappeler les bouchons lyonnais. Dans l’esprit, qui se veut convivial ; la déco aussi, qui reprend – par les nappes à carreaux rouges et blancs, les figurines en forme de cochon, les marmites et l’accumulation de cadres au mur, la tapisserie très baroque – tous les codes du genre. Khalid, avec Bryan in the kitchen et Lolita au service, proposent ici une carte de plats mijotés façon grand-mère. De ceux que l’on mangeait autrefois le dimanche et dont on aimait saucer les fonds d’assiette pour ne rien gâcher de la préparation. « On veut que nos clients se sentent ici comme à la maison, et se régalent de nos plats réconfortants ! » Soit les classiques du bouchon, parmi lesquels l’oeuf meurette, l’andouillette, le boeuf bourguignon, le boudin aux pommes, la cervelle de canut, la tarte pralines, en garantissant bien sûr le tout maison. Si l’établissement continue d’adresser les ouvriers, avec un menu chaque jour et quelques suggestions, il compte bien aussi élargir sa clientèle, de particuliers comme d’entreprises, autour d’offres spécifiques. Notamment la ronde lyonnaise, invitant les groupes à partager à la bonne franquette des plats posés en saladier type petit salé aux lentilles, salade de museau ou pied de veau, ou le mâchon, permettant d’allier travail et plaisir avec, dès 9 h à côté des dossiers à traiter, du pâté croûte, de la quenelle, du tablier de sapeur et du vin blanc. Car au verre, l’équipe veut mettre en avant des domaines locaux et faire découvrir la richesse du vignoble mâconnais. Un concept qui, marié dans l’assiette aux trésors de la gastronomie lyonnaise, fera fureur.
Le Bouchon de Feillens
760, Grande rue à Feillens
Ouvert du lundi au samedi à midi, et les jeudis, vendredis et samedis soir autour de planches apéro
