Tout de suite à gauche : les fraises. Au fond, les kiwis « et d’ici 2 ou 3 ans, du raisin de table« . À droite les fleurs : dahlias, asters de Chine, tournesols, cosmos, pieds d’alouette… et au fond les framboises. Ainsi Élodie a-t-elle pensé son hectare et demi de jardin, où sortent doucement de terre les variétés choisies par la jeune femme pour composer son eden. « C’est un terrain communal, exploité jusque-là par un maraîcher. » Elle, se concentre sur la culture des fruits et des fleurs, après avoir œuvré six ans à l’éducation des enfants. De jeunes pousses toujours, mais au grand air cette fois, et avec la volonté de concrétiser un projet nature en son nom propre. « J’ai suivi un BTS agricole Viticulture-Œnologie et travaillé comme conseillère agro puis sur différents domaines. À mon tour, maintenant ! » Si Élodie veut proposer ses produits à la vente, aux professionnels comme en direct aux familles, elle entend aussi rendre au jardin sa place dans les usages. En invitant notamment les petits de la crèche tout proche à venir mettre les mains dans la terre et voir comment poussent les aliments. En invitant à la cueillette, à la consommation de smoothies préparés minute à base de fruits frais, même à des sessions de yoga dans les allées. Un rapport sain au grand dehors avec, en fond, une logique écologique assumée. Soit la relocalisation de la production et sa distribution par des acteurs ultralocaux, « pour un bilan carbone exemplaire« , le recours à des procédés naturels « pour une meilleure santé des sols et de l’Homme« , et le respect de la saisonnalité, au nom de l’adaptation à son terroir. Pour apprendre aussi à consommer au rythme de la nature. Autant d’enjeux auxquels Élodie a été sensibilisée tôt et dont elle tâche d’être aujourd’hui ambassadrice, travaillant de A à Z ses produits selon des méthodes qui font sens. « Le bio est pour moi la seule voie admissible. Le tout est de croire en ce que l’on fait. Et de toujours chercher à faire mieux.«
L’Orée jardin
95, impasse Jouvence à Prissé
