Un royaume textile a ouvert ses portes cet été dans l’artère principale de Pont-de-Vaux… La reine en son royaume, c’est Marie : une jeune femme qui, forte d’expériences variées dans le prêt-à-porter, a eu l’envie, l’opportunité aussi, d’installer sa propre enseigne. Mar’maille, donc. En référence aux petits et, bien sûr, pour le jeu de mots « Marie qui vend des mailles ». Vendeuse sur les marchés avant d’être salariée, Marie a goûté à la liberté de gérer son affaire, et savoure d’y revenir. « C’était un rêve« , décrit la patronne. Mar’maille a ainsi pris ses quartiers rue Maréchal-de-Lattre-de-Tassigny en plein cœur de la commune. « Un emplacement stratégique » pour le local occupé jusque-là par un restaurant-pizzeria. Des travaux ont été menés par le propriétaire en lien avec la locataire Marie, pour adapter la boutique à sa nouvelle destination : la vente de vêtements et d’accessoires de seconde main pour les enfants. Le projet prenait une forme concrète le 27 juin exactement, date d’inauguration de Marm’aille avec ce qu’il faut de belles surprises et d’instants conviviaux. « Évidemment qu’il y avait des bonbons ! » Parents et enfants ont ainsi pu découvrir un repaire coloré empli de bodies, robes, shorts, tee-shirts et maillots de bain pour les minis jusqu’aux ados, au gré des portants composés par taille et par coloris, « comme on peut le trouver en magasin classique« . La cabine est installée au fond, aménagée comme un coin tranquille où l’on essaie sa sélection avant pourquoi pas de lire quelques pages ou disputer une partie. « Les collections tourneront avec les saisons, avec un îlot pour les pièces du moment.«
Économie circulaire
« La seconde main est devenue un réflexe. » Pour des raisons économiques évidentes, a fortiori quand, comme Marie, on a trois enfants. « Leurs vêtements ont fait le tour de la famille ! » Car vite devenus trop petits à mesure qu’eux devenaient grands… La garde-robe se renouvelle ainsi régulièrement, pesant lourd sur le budget si chaque tenue devait être portée neuve. « Mais ils les portent si peu qu’elles n’ont pas le temps d’être usées. » D’où le second aspect, écologique, qui donnerait bien mal au cœur de voir mis à la benne tout ce que l’on remise au garage au gré des traits marquant le nombre de centimètres sur le mur du salon ! Aussi Marie, plutôt son mari Anthony, écume-t-il les sites Marketplace, Leboncoin et Vinted pour repérer les lots vendus par des particuliers. « Peu importe la marque tant qu’ils sont en bon état. » Quoique même les tachés ou troués trouveront ici grâce aux yeux de Marie qui leur donnera une seconde vie en upcycling : « en lingettes lavables, par exemple« . La double dimension économique et écologique de la démarche s’illustre évidemment dans le prix… ultra accessible des articles. Moins d’un euro pour un body, et jusqu’à cinq ou six euros pour les grosses pièces. Bref, on refait le placard pour (vraiment) pas cher. On les vide aussi, grâce au rachat directement au comptoir. À 100 % du prix convenu, ou 120 % contre un bon d’achat à valoir dans la boutique. L’engagement de Marie en faveur d’une conso plus responsable s’exprime aussi auprès des jeunes en école et centre de loisirs lors de petits ateliers sur l’économie circulaire. « Ils sont les acteurs de main !«
Mar’maille
76, rue Maréchal-de-Lattre-de-Tassigny à Pont-de-Vaux
Facebook : Mar’maille
