Site icon Mâcon | Magville

Carole Clerc, ou l’art animal

43 copie

Elle n’avait jamais eu dans l’idée d’être artiste. Quoique petite, elle dessinait et peignait déjà beaucoup… Après des années dans la création d’enseignes publicitaires, Carole a saisi l’occasion de changer de métier lors d’un remaniement interne. Passée par l’immobilier, elle est finalement – sur encouragements de son mari – revenue à ses premières amours. « Un soir en rentrant, j’ai trouvé tout le matériel sur la table. Il avait tout racheté : pinceaux, toiles et peinture… » Plus qu’à s’y remettre ! Carole n’avait jamais que peint sur des murs ou objets de déco ; jamais sur toile. Elle s’y essaie avec la reproduction d’une voiture. Pas mal. Puis d’un gorille. Beaucoup mieux. « Les retours ont été positifs à l’unanimité. » Une première exposition pousse l’artiste à confronter son travail au public. « Je n’avais que dix toiles à présenter ! » Assez pour déclencher deux ventes et deux commandes. Ainsi en 2016, Carole fait de l’art son métier. Sa spécialité ? Les animaux. « Plutôt à poils, je préfère aux plumes. » Et surtout des primates, des félins aussi. « Je repère d’abord une photo, j’esquisse au crayon, fais le fond puis mets en peinture. » Sans technique particulière, puisque n’ayant jamais pris de cours de sa vie… « Je fais toujours les yeux en dernier. Comme pour apprivoiser l’animal le temps de former son corps, pour enfin lui donner vie. » L’artiste rend à la peinture acrylique chaque détail de ses pelages : on voit comme on sentirait la douceur, la rugosité, l’humidité. Un travail minutieux comme gage d’un réalisme saisissant. Toujours cadré de près, l’animal est en prise directe avec le spectateur. « D’où l’importance du regard. » Un regard dans le reflet duquel on voit, si l’on y prête attention, le 4×4 d’où le photographe a pris le bison, lors d’un voyage à Yellowstone. « Souvent, on me commande une toile en l’honneur du chat, chien ou cheval que l’on a à la maison. » Même si à voir les quelque 35 tableaux (cotés sur le marché de l’art) de sa collection, on note un goût pour les grands singes. « Petite, pendant longtemps, j’ai demandé à mon père d’avoir un chimpanzé. » Comme quoi, pour la discipline comme l’espèce, c’est un retour aux goûts d’enfance !

Carole Clerc
06 79 87 10 93 – carole.clerc73@gmail.com – www.artiste-peintre.me
Visite à l’atelier (Tournus) sur rendez-vous

Quitter la version mobile