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CJD Mâconnais-Val de Saône : « Être dirigeant, c’est avoir une responsabilité »

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« Si j’avais connu les JD à l’époque, il y a plein de choses que j’aurais faites différemment ! » Le constat est clair pour Audrey, parmi le binôme à la tête du Centre des jeunes dirigeants Mâcon-Val de Saône ; passée de la start-up à la fonction publique avant de quitter le salariat pour s’installer, avec jusqu’à six personnes à ses côtés. « Quand on monte sa boîte, c’est que l’on a l’expertise métier… Pas forcément que l’on sait manager ! » Aussi le CJD consiste-t-il en une école des dirigeants avec, à leur disposition, une large palette d’outils permettant à chacun de se former sur les points qui lui semblent essentiels. Pour faire de son entreprise une entité rentable. Et responsable. Car au-delà de l’enjeu économique il y a celui éthique. Générer de l’argent oui, mais dans le respect des personnes et de l’environnement. « Le bénéfice n’est plus un idéal, mais l’expression comptable d’une réussite, fruit de la collaboration de tous et dont chacun doit avoir la part qu’il mérite » décrivait après-guerre le fondateur du CJP (pour Jeunes patrons) devenu CJD, Jean Mersch. « Aujourd’hui, on le sait : prendre soin de ses équipes est un puissant levier de performance. »

Changer soi

« L’entreprise est un écosystème », décrit Audrey. Et le chef d’entreprise un élément de cet écosystème. Un maillon de la chaîne qui, s’il bouge, fait bouger toute la chaîne. « L’idée est de travailler sur soi pour que les effets s’en ressentent sur l’ensemble de la structure. C’est la posture du dirigeant que l’on doit interroger avant tout. » Ainsi le CJD propose-t-il à ses membres des formations ciblées, dispensées par des experts ; et conférences, sur des sujets aussi variés que la santé mentale ou la communication non violente. Autant de rendez-vous invitant à changer de regard sur sa façon d’être à soi, aux autres et à l’entreprise. « Ça ne s’improvise pas. »

Challenger le statu quo

Le CJD, ce sont bien sûr aussi des échanges, avec comme point de départ la problématique exposée par un membre ; et souvent partagée par de nombreux autres. Sans toujours être verbalisée, ni même conscientisée. Ces espaces et temps de réflexion sont une soupape pour les dirigeants qui, souvent, endurent la solitude propre à leur statut. « L’organisation a beau être le plus horizontale possible, il y a des décisions qui n’incombent qu’à eux. Qu’ils ne peuvent pas partager avec leurs collaborateurs. » Et moins encore avec leurs proches, eu égard aux enjeux débordant sur la sphère intime. « Notamment lorsqu’il s’agit de savoir si l’on sauve sa boîte ou son mariage. » Authenticité, confiance, non-jugement sont ici les maîtres-mots : « La connaissance que l’on a les uns des autres dépasse le seul business. » Aussi se livre-t-on sans fard ni crainte avec l’espoir de trouver au sein du collectif la solution, au moins des pistes, pour surmonter les obstacles individuels.

Mettre en action

Parler c’est bien, faire c’est mieux ! Telle est la vision des jeunes entrepreneurs qui, s’ils se consacrent à l’association, veulent y trouver des outils efficaces… Aussi prennent-ils soin d’adjoindre aux théories et concepts un débouché concret. Des préconisations réalisables et immédiates. C’est tout l’avantage d’avoir affaire à des pairs qui partagent la réalité du terrain et cherchent au-delà de l’étape inspiration, celle de mise en action. « Ça va plus loin » plaide Audrey, qui décrit le CJD comme laboratoire ou terrain d’expérimentation avec, entre autres essais celui de la semaine de quatre jours. Des propositions que le réseau rapporte au gouvernement en vue de futurs projets de loi. Décidément un vivier de bonnes idées !

maconnais@cjd.net
LinkedIn : CJD Mâconnais Val de Saône
www.cjd.net

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