Sandrine Billiotte-Pertinand l’assure : « C’est le métier qui [l]’a choisie ! » Elle, a choisi le droit à la sortie du Bac. « Je voulais être juge des enfants. » Avec le recul, pourtant, celle qui prêtait serment voilà plus de 30 ans ne nourrit aucun regret. « En tant que magistrate, il y a certains dossiers que je ne pourrais pas trancher. » C’est aux côtés de ses clients que l’avocate exerce, nouant avec chacun une relation de confiance et cherchant, dans leur intérêt, à convaincre le tribunal d’élargir le champ d’application des textes de loi. Un travail conjoint : elle assurant la recherche juridique et lui le versement au dossier de pièces pertinentes. « Il faut douter, tout le temps. Ne pas se laisser happer par l’évidence. » Ni quant aux faits, ni quant à la personne elle-même. Sandrine Billiotte-Pertinand prenait ses fonctions comme bâtonnier du barreau de Mâcon début janvier pour un mandat de deux ans. « Mais depuis juin dernier, j’assiste aux Conseils de l’Ordre et conférences des bâtonniers. » De quoi suivre les dossiers en cours, aborder avec ses pairs l’adaptation aux réformes et appréhender les enjeux pesant sur sa profession. Une prise de hauteur bienvenue, et un juste retour pour celle qui, depuis 30 ans, « profite des services de l’Ordre et [s]e repose sur les confrères endossant des responsabilités: il m’a semblé normal d’être à mon tour à leur service« . Même si le poids des responsabilités ne repose pas sur le bâtonnier seul : « J’ai avec moi un Conseil composé d’avocats ayant chacun des connaissances dans des domaines que je ne maîtrise pas. » Un format collectif enrichissant, combiné à l’activité de Me Billiotte-Pertinand en libéral. « Une indépendance que je paie… une liberté surtout, que je ne suis pas prête à lâcher !«
Femmes d’influence : Sandrine Billiotte-Pertinand, bâtonnier

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