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Hocine Benameur : par la musique, fusionner les cultures

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Il sillonne les routes de France et du monde pour partager sur scène ses notes de musique heureuses et porter haut les valeurs de l’universalité… Rencontre avec l’artiste pontévallois Hocine Benameur.

« Un mi majeur. » C’est par cet accord qu’Hocine fait ses premiers pas dans la musique. « L’année avait commencé, au Conservatoire de Mâcon. Je cherchais de quel instrument j’allais apprendre à jouer. » Jusqu’à croiser celle qui deviendra son mentor : Mina Aguilar. Une prof de guitare, qui donne à Hocine la chance d’intégrer sa classe où il se hissera vite parmi les meilleurs. Le fonceur et prêt à tout trouvait dans sa pratique le sentiment d’être enfin à sa place. Et aujourd’hui toujours. Même si depuis le panel s’est élargi. « Je ne voulais pas rester dans le classique. » Alors en parallèle il se forme à la guitare jazz, avec Bruno Simon, celle électrique aussi, jouant depuis la fenêtre de sa chambre au quartier les titres de Jimi Hendrix sous les hourras de ses camarades. « Mes copains m’ont fait découvrir des artistes de tous horizons… » Et aimer d’autres registres que ceux écoutés depuis l’enfance. Une ouverture d’esprit que le musicien a cultivée pour être désormais un ambassadeur des musiques et cultures du monde. Reconnu pour son talent, Hocine est sollicité pour des scènes, tantôt en solo ou en formation. « J’ai fait notamment l’ouverture de la Cave à musique. » Puis il joue avec son frère, dans leur groupe Soul Mafia Click, apportant au rap une dimension instrumentale inédite. Hocine gagne en notoriété et parvient à faire sa place auprès des grands noms de la chanson. « Je n’ai pas eu peur d’aller frapper aux portes. » Une audace qui paie et aide au développement de son réseau.

Faire de la musique

Soit jouer, chanter et composer : trois activités combinées pour Hocine qui, en plus de se produire sur scène, œuvre en coulisses pour le compte d’autres artistes. « J’ai aménagé un studio professionnel où j’ai produit une trentaine d’albums. » Il conçoit aussi le générique d’émissions diffusées sur TF1, le son support au spectacle d’humoristes… « Parfois j’ai carte blanche, d’autres fois j’ai un cahier des charges à tenir. Les deux sont intéressants, ça force à chercher plus loin. » À sa maîtrise déjà de la guitare, de la basse, de la batterie, même de l’accordéon, Hocine ajoutait il y a quelques années l’oud, aux côtés du pianiste Frédéric Prébolin. Chacun fort de son talent, marie son instrument avec celui de l’autre. Et ce faisant sa culture : celles occidentale et orientale. Le projet a valu au duo un passage sur la scène du Théâtre de Mâcon « avec les jazzmen François Gallix et Philippe Garcia et d’anciens camarades du Conservatoire« . Et mille autres dates, autour du registre électro oriental… dont eux seuls ont le secret. Quand il n’est pas en tournée, Hocine planche sur ses propres créations. Il sortait l’an dernier l’album Souk System. « Le 3e solo, celui dans lequel j’ai mis toute mon âme. » En attendant le 4e, prévu d’ici fin d’année. « Autour du raï 2.0« , dévoile l’artiste. Entre-temps, Hocine a signé auprès du tourneur One Hot Minute. Un soutien précieux pour booker de nouvelles dates et programmer des tournées. Car c’est ici et au contact d’un public enthousiaste que l’artiste est heureux. « Jouer, voir les gens danser, chanter… J’adore ça ! » Une énergie dont Hocine se nourrit pour tout donner. Toujours. Et faire la fierté des siens. 

www.hocinebenameur.com

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