L’association est née en 1982, à l’initiative de parents dont les enfants devenus adultes n’étaient plus recevables en institution. « Nous nous retrouvions sans solution, à moins d’opter pour un accueil hors département » décrit Rose Belfils, présidente depuis 2016. Alors ensemble, ils ont créé IMC adultes 71, pensé la forme de leur action et bâti de premiers hébergements qui ont, dès 1993, permis de recevoir une vingtaine de résidents.
« Des pavillons de 8 places chacun, pour un accueil collectif, mais à petite échelle » décrit Mme Belfils, qui tient à la dimension familiale de la structure. « Notre choix s’est tourné à l’époque vers les Saugeraies. Un quartier calme et à proximité du centre-ville, des terrains disponibles et une expansion possible… » Bref, tout y était. Le quartier s’est développé depuis, et quatre pavillons : Grand pré, Louise-Michel, Bel horizon et Dolto, accueillent aujourd’hui une trentaine de résidents (32) en situation de handicap. Tous, reconnus par la MDPH comme porteurs d’un handicap moteur de type paralysie cérébrale. « Nous avons travaillé avec un bailleur social pour intégrer au mieux leurs besoins et permettre une prise en charge optimale. » Un souci de la concordance entre l’outil et les personnes accueillies, qui continue de nourrir les projets d’amélioration de l’accessibilité – tantôt par la rénovation ou la construction de bâtiments. L’enjeu du vieillissement en prime. « Ceux qui sont entrés il y a 30 ans avancent en âge et, s’ils marchaient à l’époque, nombreux sont ceux qui désormais sont en fauteuil, décrit Mme Belfils. D’ici cinq ans, plus de la moitié de l’effectif aura plus de 60 ans. Notre souhait, c’est de les garder ici…«
Ouverture
Si l’association a misé sur la dimension familiale de la structure, elle a toujours souhaité aussi garantir à quiconque y vit une totale liberté de circulation. Tant matériellement, avec des personnes à mobilité réduite naviguant en autonomie et en sécurité dans l’enceinte de l’IMC et au-delà pour se promener, faire leurs courses ou travailler ; que socialement, dans le cadre de synergies diverses avec clubs et associations locaux. « Nous avons créé ici un lieu de vie ouvert sur l’extérieur. Chacun vit normalement et vaque à ses occupations. L’objectif est que chacun se sente bien et s’épanouisse au sein de la cité tout au long de sa vie. » C’est le sens, d’ailleurs, des entretiens menés tous les 18 mois environ avec chaque résident pour identifier son projet et l’impliquer dans les prises de décision. « C’est novateur… Mais pour nous c’est évident. » Et nécessaire, que tous trouvent leur place dans la société. À travers Cyclades, le projet né il y a deux ans pour, aux côtés de bénévoles, offrir aux résidents des moments hors les murs : en assistant à des concerts, des matchs ; et lier avec eux de belles relations d’amitié. À travers aussi la venue de troupes de théâtre ou de peintres qui exposent, des séances de médiation animale ou la remise par la SPA d’animaux en attente d’adoption, tels que Biscotte le cochon d’Inde ou Marguerite le chat. À travers enfin les collectes réalisées pour les Restos du cœur permettant de faire tomber les barrières, avec elles la gêne ou le tabou, et créer la rencontre entre personnes valides et en situation de handicap.
Journée convivialité, jeudi 14 mai à l’espace Champlevert de Mâcon (sur inscription). « L’occasion de rencontrer et d’échanger avec les accueillis, les familles, les professionnels » promet l’équipe, qui tient à ce que chacun trouve et se sente à sa place ; un citoyen parmi d’autres.
IMC 71
286, avenue des Saugeraies à Mâcon03 85 20 29 52 – contact@imc71.fr – www.imc71.fr
