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Mélanie Guth : du parquet au grand écran, la profession rime avec passion

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La comédienne installée à Cluny sera prochainement de retour sur le petit écran avec Espionne sur TF1, aux côtés d’Isabelle Nanty et de Stefi Celma. Portrait.

©Camille-Elisa Photographies

Yeux bleus pétillants et sourire permanent, Mélanie Guth rayonne, surtout quand elle partage sa passion pour la danse et le théâtre, deux amours pour un métier, une vie. D’ailleurs, son visage ne vous est sans doute pas étranger puisqu’elle a partagé nos soirées pendant 6 ans en tant que maman d’Emma dans Plus Belle la vie, un rôle de composition où elle a dû troquer sa douceur pour la maltraitance et la bipolarité « au point, parfois, de me faire insulter dans la rue ! » confie-t-elle. On a également pu la voir au cinéma cet automne dans Deux pianos, long métrage d’Arnaud Desplechin où elle donne la réplique à François Civil et Charlotte Rampling dont elle joue l’une des conquêtes. « Ce film a sans doute été ma plus belle expérience, car j’ai eu le privilège de jouer avec de grands artistes. Un sacré défi et un vrai cadeau ! Nous avons tourné peu après la sortie de l’Amour ouf. François Civil était au sommet de sa gloire ; pour autant, il reste humble, passionné et généreux, comme Charlotte Rampling qui est très drôle sous son apparence froide. J’ai beaucoup appris auprès d’eux et en les observant tourner pendant mes pauses. Cette immersion m’a nourrie. » 

• Que de superbes réussites ! Mais comment devient-on actrice ?
Alsacienne, j’ai quitté mes parents à 11 ans pour intégrer une école de danse qui me permettait de poursuivre ma scolarité en parallèle, à Montpellier. À 16 ans, j’ai gagné un concours de mannequin qui m’a ouvert de nombreuses portes. Pendant 2 ans, j’ai voyagé dans le monde entier pendant mes congés pour l’agence Karin Models avant de rejoindre Paris à 18 ans pour suivre des études d’histoire de l’art et de socio-psychologie, une mineure très utile dans mon métier d’actrice, tout en poursuivant mannequinat et tournages de publicités avec plus de 150 spots de tous types à mon actif, surtout pour la télévision. Leslie Bevillard, actrice et metteuse en scène, m’a offert une grande opportunité en début de carrière avec un rôle-clé au théâtre dans Complètement givrées, une comédie qui m’a fait sortir de ma zone de confort et permis de me lancer sur les planches parisiennes et en tournée. J’ai aussi été repérée par Jean-Luc Azoulay et ai tourné dans les Vacances de l’amour et d’autres sitcoms qui faisaient référence à l’époque. Sans oublier le soutien de mes parents, qui a été très important !

• Comment prépare-t-on un rôle, d’autant plus quand on alterne les styles ?
Il faut avoir une grosse capacité de travail ! J’échange avec les acteurs et réalisateurs, je mène des recherches personnelles sur les personnages et, surtout, j’apprends à aimer le mien malgré ses travers. J’essaie de comprendre ses failles et son humanité profonde.

• On peut donc vivre du métier d’actrice, même en vivant en province ?
Je suis restée à Paris ou en région parisienne jusqu’en 2019, avant de m’installer dans l’Ain puis à côté de Cluny. C’est plus simple bien sûr d’être proche de la capitale, mais depuis le Covid, le milieu a changé, les tournages et les castings se développent en région. De mon côté, j’ai aussi eu envie de transmettre. Le théâtre est un formidable outil de développement pour les jeunes et dans les milieux défavorisés. Je joue toujours, bien sûr, et en parallèle je partage ma passion et mon savoir-faire, notamment à l’École professionnelle des arts de la scène (EPAS) à Mâcon. Je reprends aussi des cours de danse : c’est fondamental d’apprendre tout au long de la vie !

• Votre plus belle rencontre ?
Il y en a eu beaucoup… Damien Acoca a été mon premier coach et surtout mon « déclencheur » pour oser. J’étais très timide et il m’a poussée à m’autoriser à être actrice. Oser, c’est le mot à ne jamais oublier !

©Camille-Elisa Photographies

« Chaque parcours est unique, on le construit avec sa personnalité et ses rencontres. »

Mélanie Guth

L’ABC du casting

Ce métier fait rêver, mais il requiert beaucoup de travail et de détermination. Faire un casting demande de garder du naturel et de la fraîcheur bien sûr, mais il faut être formé. Soit un agent vous invite à faire un essai, soit, et c’est le plus fréquent, vous démarchez en envoyant photos, CV, bande démo et self tape : un essai réalisé en autonomie à la maison, ce qui demande encore plus de rigueur et de technique d’acting comme de tournage ! Le chemin peut être long avant d’atteindre le strass et les paillettes…

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