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Antoine Maillet : 100 % Tango, 100 % basket à Prissé

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Formé à Prissé-Mâcon, Antoine Maillet porte les couleurs de l’équipe première du club en Nationale 2. Après avoir fini ses études, il est basketteur pour la première fois à temps complet.

Aussi loin qu’il tente de remonter dans ses flashs d’enfance, Antoine Maillet (22 ans) n’arrive pas à se souvenir de ses premiers pas de jeune basketteur. « Ma première licence ? Ouh là ! Je ne me rappelle pas du tout… » En revanche, il n’y a aucun doute sur l’identité du club : c’était à Prissé-Mâcon. Et deux décennies après, l’ailier n’a toujours pas changé de maillot, défendant les couleurs de l’ESPM en Nationale 2 depuis la saison 2018-2019. « Je n’ai jamais changé, je ne sais pas si c’est bien ou pas », s’amuse-t-il. Des plus jeunes sections du club à la NM2, tout en étant né à Mâcon, cela lui confère, en revanche, le statut de favori incontestable du public. « Tout le monde me connaît, je suis un peu le chouchou ! Parfois, je sais très bien que j’ai fait le pire match possible, mais les gens sont quand même très gentils avec moi. Victoire ou défaite, les Prisséens veulent surtout que l’on mouille le maillot et je n’ai jamais triché. » S’il est « une fierté pour tout le club », de l’aveu du président Pascal Cortambert, et « une formidable source d’inspiration pour les jeunes » selon son entraîneur Clément Sangouard, Antoine Maillet est cependant bien plus qu’une mascotte ou une simple caution locale chez les Tangos. Il fait dorénavant partie des joueurs indispensables de l’équipe première. « Il a gagné le respect et du temps de jeu grâce à sa capacité défensive, souligne son coach. Maintenant, nous tentons de lui faire passer un cap sur la partie offensive. »

Ingénieur diplômé

À ce propos, Antoine Maillet a d’ailleurs décidé de s’investir à fond dans sa carrière sportive. Jusqu’ici, il menait de front basket et études, tout juste diplômé de Centrale Lyon, une école d’ingénieur où il a suivi un cursus en énergie et conception des installations. Il a même largement découvert la vie active par le biais d’une alternance de trois ans chez Hervé thermique. « J’aurais pu signer un contrat là-bas, mais je voulais vivre de ma passion. Tous les efforts fournis en alliant les deux étaient destinés à me permettre d’avoir ce luxe de ne faire que du basket. Je sais très bien que je ne serai jamais un joueur professionnel, mais je veux évoluer et voir jusqu’où je pourrai aller. » Soit une vie intégralement tournée vers la balle orange. À son emploi du temps, désormais : deux entraînements par jour, et une séance de musculation quotidienne. « Sa motivation pour progresser est incomparable par rapport aux saisons précédentes », apprécie Clément Sangouard. Une vie presque digne d’un joueur de première division, qui lui convient parfaitement. « Physiquement, la différence est flagrante ! J’ai plus le temps de travailler et je kiffe ça, plus le temps de prendre soin de moi, de bien manger, de récupérer. Les deux systèmes de vie, c’est vraiment le jour et la nuit. » En attendant de faire fructifier un jour son diplôme d’ingénieur sur le marché du travail, Antoine Maillet a décidé de vivre son rêve à fond. Et peut-être également parce que c’est tout aussi bien d’être le chouchou de la Halle des sports en étant bon sur le parquet…

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