Posté le 26 novembre 2024 par La Rédaction

Quart de finaliste des Jeux olympiques de Paris cet été avec le Nigeria, Elizabeth Balogun (1,85 m, 24 ans) est l’une des joueuses phares du bon début de saison de Charnay en LFB et en EuroCup. Entretien.

• Elizabeth, vous êtes arrivée mi-août à Charnay. Comment se passent vos premiers mois sur place ?
Bien ! Je suis heureuse. Charnay est vraiment un endroit familial, je m’y plais pour l’instant.

• Pourquoi avoir fait le choix de rejoindre les Pinkies l’été dernier, après avoir découvert le basket professionnel en Espagne ?
Parce que j’ai longuement discuté avec coach Steph (Leite) et il m’a dit beaucoup de choses positives sur Charnay : qu’il y avait un bon groupe de filles, travailleuses, et c’est exactement ce que je cherchais. Je voulais faire partie d’une équipe qui bosse dur, qui me pousse quotidiennement à dépasser mes limites. Il prête également une forte attention à l’aspect humain des joueuses : or, il n’y a que de bonnes personnes dans l’équipe, aucune fille égoïste. Je savais que je serais à l’aise ici, c’est pour ça que j’ai signé.

• Quels sont vos objectifs cette saison ?
Gagner, tout simplement ! On veut remporter chaque match à notre portée et aussi tous ceux que les gens ne nous pensent pas capables de gagner pour leur donner tort. On veut montrer au monde entier que Charnay est l’équipe pour laquelle il faut jouer en France !

• Sentez-vous l’engouement populaire autour des Pinkies ?
Nous avons de super supporters, oui ! Ils sont parmi les plus loyaux du championnat, ils viennent pour toutes les rencontres. J’aime beaucoup l’ambiance ici. Et avec notre style de jeu, je pense que l’on gagne en popularité lors de chaque match.

• Vous avez disputé les Jeux olympiques de Paris cet été avec le Nigeria…
Oui, c’était incroyable ! Je suis extrêmement reconnaissante d’avoir eu l’opportunité de représenter mon pays aux JO. Et en plus, c’était à Paris… C’était la première fois que je venais ici, donc c’était cool d’être en France avant de vraiment vivre en France (elle rigole). J’ai adoré chaque seconde de ces JO. Sportivement et humainement, ça a été top : j’ai beaucoup progressé et je suis tombée amoureuse de la France à ce moment-là !

• Vous êtes entrée dans l’Histoire en devenant la première équipe africaine, hommes et femmes confondus, à vous qualifier pour les quarts de finale…
Exact, ça représentait tellement à nos yeux ! C’est génial d’être les premières, je me sens bénie d’avoir pu faire partie de cela. Nous sommes extrêmement fières d’y être arrivées. Les gens de l’extérieur nous voient comme des joueuses athlétiques, mais avec peu d’intelligence de jeu, incapables de jouer au basket. Alors en nous qualifiant pour les quarts de finale, on a prouvé au monde entier que n’importe qui était capable de jouer au plus haut niveau, peu importe que vous veniez d’Afrique, d’Europe ou d’ailleurs… C’était incroyable, mais l’on a le sentiment d’avoir encore tellement à faire ! Nous sommes toujours une équipe très jeune, on ne se fixe aucune limite.

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