Les ambitions de la capitaine de Charnay basket Bourgogne Sud.
• Pensais-tu jouer la Coupe d’Europe en signant à Charnay il y a six saisons ?
Non, pas du tout ! À l’époque, c’étaient mes premières années en professionnelle et Charnay était encore un petit club. Mais c’était un objectif que j’avais en tête, alors le vivre ici, dans ce club, c’est encore mieux. Offrir la Coupe d’Europe à Charnay, c’est fantastique. On monte les échelons pas à pas, et c’est énorme pour tous : les bénévoles, les joueuses, le staff. Je suis vraiment heureuse d’avoir pu écrire cette histoire-là.
• Ta plus grande fierté ?
Il y en a tellement ! Se maintenir en Ligue féminine, battre Bourges, jouer les playoffs, aller en demi-finale, remporter le titre en Ligue 2… Ce sont tous des moments marquants, et je n’en mets pas un au-dessus des autres. Chaque étape compte.
• Ta plus grosse frustration, c’est sans doute la blessure qui t’a privée de la demi-finale du championnat de France la saison dernière ?
Oui, clairement. On joue toute l’année pour vivre ce genre de match. Et là, sur une action anodine, je me blesse. Ne pas pouvoir vivre cette demi-finale contre Basket Landes… c’était frustrant. C’est comme si tu arrivais au moment du dessert, et tu n’avais pas le droit d’y goûter.
• C’est derrière toi, cette blessure ?
Oui, complètement. Au départ, je n’étais pas certaine d’être opérationnelle pour la reprise. C’est une blessure compliquée, il n’y a pas vraiment de protocole clair. Heureusement, mon copain, Mathieu Pochard, s’est occupé de moi tout l’été, sept jours sur sept. J’ai repris avec le groupe le 18 août. Au début, tu jauges, tu observes la façon dont ton corps réagit, puis tu fais les amicaux, les premiers matchs… Aujourd’hui, je joue sans douleur, sans appréhension. Mon genou va bien, je suis pleinement opérationnelle. La “Coralie apte à jouer” est de retour !
• Une saison réussie, ce serait quoi pour toi ?
En EuroCup, la saison passée, on avait passé les poules avant de s’arrêter juste après. J’aimerais aller plus loin, sans me fixer de limite. Tout dépendra des adversaires que l’on croisera. Et puis, il y a la Coupe de France. Je pense que le club a vraiment un coup à jouer dans cette compétition. Mon rêve ? Une finale à Bercy ! Et bien sûr, retrouver les playoffs en championnat.
• Ton premier geste en te levant le matin ? Éteindre le réveil !
• La personne qui t’inspire le plus dans le basket ? Julie Lallemand.
• Ton rituel avant un match ? J’ai un collier que je ne quitte jamais. Comme on n’a pas le droit de le porter, je le garde dans ma brassière.
• La défaite qui t’ait le plus appris ? En centre de formation, on a failli aller à Bercy. Ça s’est joué à un pas. Ce jour-là, je me suis dit que je ne voulais plus jamais revivre ça.
• L’équipe que tu rêves de battre ? Basket Landes.
• La joueuse contre qui tu détestes jouer ? Celles que tu penses avoir dépassées… mais qui reviennent par derrière pour te piquer le ballon. C’est insupportable !
• Ton geste technique préféré ? Accélérer sur ma main droite et finir au cercle en petit tir crochet.
• La statistique dont tu es le plus fière ? Le travail de l’ombre, celui que l’on ne voit pas dans les chiffres.
• Ta manière de décompresser après un match ? Je regarde Star Academy. J’aime comparer la compétition qu’ils vivent avec ce que nous, sportives, ressentons. Et puis j’aime voir leur progression, leur évolution.
• Ton dernier concert ? Vitaa, au Spot.
