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Joris Bado, le retour du feu au chaudron

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À 34 ans, Joris Bado n’a rien perdu de sa flamme.
Né le 20 mai 1991 à Cognac, ce Franco-Burkinabé à l’énergie contagieuse a retrouvé cet été le parquet du club de basket de Prissé-Mâcon. Un club où il avait déjà marqué les esprits par son adresse et sa générosité lors de son premier passage, il y a dix ans…

L’ailier retrouve « le chaudron », sa salle fétiche, son public, et une partie de sa vie. « C’est un peu un retour à la maison », confie-t-il avec un large sourire. La maison, car c’est à Prissé qu’il a rencontré celle qui partage aujourd’hui sa vie, Noémie. Le couple vient d’accueillir son premier enfant, Lowen. « On voulait aussi se rapprocher de la famille de Noémie. Et puis retrouver ce club, cette ambiance, c’était une évidence. »

Sur le terrain, Joris n’a rien perdu de son tonus. Dès la première journée de Nationale 2, il a rappelé à tous pourquoi il reste une référence du championnat : 31 points inscrits face à Golfe-Juan. Une performance de patron, qui en dit long sur son état d’esprit.
« J’ai toujours eu cette envie de donner le ton, de montrer l’exemple, surtout aux plus jeunes », explique celui qui a fait le bonheur des clubs de Montbrison, La Charité ou encore des Sables Vendée (NM1). Originaire de Cognac, où il découvre le basket après avoir pratiqué plusieurs sports dont le rugby, Joris s’est rapidement imposé par son profil : un ailier capable de scorer de loin, d’attaquer le cercle avec puissance et d’apporter une intensité défensive.
En 2013, il porte les couleurs du Burkina Faso lors du Championnat d’Afrique FIBA à Abidjan, un souvenir fort. Sur les parquets français, Joris s’est taillé une réputation de shooteur en série. À Montbrison, il terminait troisième meilleur marqueur de Nationale 2 avec plus de 19 points de moyenne. Fabien Anthonioz, son ancien coach à La Charité, se souvient : « Joris a cette régularité rare. Il est capable d’enchaîner les grosses performances tout en restant au service du collectif. »

Aujourd’hui, de retour à Prissé, son coach, Clément Sangouard, ne tarit pas d’éloges : « Joris est un joueur explosif, une menace extérieure redoutable, mais aussi un vrai défenseur. Il connaît la maison et va être l’un des cadres de cette saison. »

Et si le joueur continue de briller sur le parquet, il prépare déjà la suite. En parallèle de sa carrière sportive, il s’oriente vers une reconversion dans le développement web. « J’aimerais trouver une entreprise partenaire du club pour poursuivre dans cette voie. » Mais pas question de parler de retraite tout de suite. « Tant que les jambes suivent, je joue, sourit-il. Le basket, c’est une passion. Et ici, avec ce public, cette ambiance, c’est impossible de ne pas avoir envie. »Dans un championnat de Nationale 2 toujours plus relevé, Prissé peut compter sur son ailier pour viser haut. Lui se contente d’un sourire : « L’objectif, c’est de finir le plus haut possible… et de faire vibrer le chaudron chaque week-end. »

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