Posté le 9 septembre 2026 par La Rédaction

Il y a dix ans, un homme a dit stop. « En 2016, on perdait 120 € par jour, par associé et dans chaque ferme. On survivait. » Résolu à ne pas attendre « le coup de fil annonçant un drame« , Martial Darbon a, avec le soutien de Nicolas Chabanne – engagé par ailleurs pour réhabiliter les fruits moches -, créé C’est qui le patron ?! Une marque, ayant depuis permis de gagner plus de trente centimes par litre de lait… « Grâce à la boîte bleue, il est passé de 22 à 54 centimes. » L’ambition continue de s’afficher sur les emballages avec cette phrase en lettres blanches, « Ce lait rémunère au juste prix son producteur ». Un engagement qui touche et fédère jusqu’aux consommateurs, enclins tel qu’identifié par le binôme au moment du lancement, à orienter une part du budget mensuel vers un produit plus rémunérateur pour les agriculteurs. Car ce sont eux les patrons : celles et ceux qui, en courses, font le choix de tel ou tel produit déposé dans le chariot. Celui qui permet de vivre dignement, à l’autre bout de la chaîne. Un achat du bon sens démocratisé à un point tel qu’aujourd’hui, la marque est plus achetée que Coca ou Nutella. « Nous irons toujours dans cette direction : soutenir en urgence ceux qui nous nourrissent. La nourriture faite à nos portes, il faudrait bien que l’on s’en occupe. » Une reconnaissance qui a fait les gros titres cet été, avec le passage surprise de Nikos Aliagas dans une exploitation de Bresse. Visite, à la suite de laquelle l’animateur publiait dans Paris match un reportage de six pages, photos à l’appui – on sait l’homme très fort derrière l’objectif -, pour rendre hommage à ces gens de la terre sans qui, il serait temps de s’en rendre compte, manger n’aurait plus ni couleurs, ni âme.

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