Posté le 1 avril 2026 par La Rédaction

Une exposition à quatre voix réunit des artistes plasticiens aux approches complémentaires pour susciter l’émerveillement.

Quatre artistes viennent de prendre possession du Musée Chintreuil. Leur parti pris, c’est d’offrir à voir la beauté des insectes (et autres petites bêtes) dans le cadre d’une exposition baptisée comme un clin d’œil poétique Art trop podes. Les arthropodes, rappelons-le, c’est une immense famille qui englobe les crustacés, les mille-pattes, les arachnides et les insectes. Leur particularité ? Avoir un corps articulé muni d’une ou plusieurs paires d’appendices et recouvert d’un exosquelette constitué de chitine. Si l’exposition est une incitation à observer, il se veut aussi une sensibilisation à l’art, comme le suggère la conservatrice du musée, Nelly Catherin : « Après tout, dans arthropode, il y a art, relève-telle. Avant d’ajouter : Leur présence nous trouble parfois, leur forme, leur proximité, leur étrangeté peuvent susciter le rejet. Cette exposition propose simplement de poser notre regard sur eux, non pour juger ni pour comprendre, mais juste pour se laisser porter par la beauté de ce monde ignoré ».

Plein les yeux !

• Sylvie Mommert, qui se partage entre Jayat et la Loire, manie feuilles d’argent, papier vieilli, dessins et peintures avec une prédilection sans aucun doute pour l’ocre et le bleu. Les œuvres de cette artiste plasticienne ont souvent des couleurs d’Afrique.
• Michelle Coustou sculpte des pièces animalières uniques en utilisant du métal comme le bronze ainsi que des pierres semi-précieuses.
• Vincent Poillet propose des portraits d’insectes sur fond noir, un travail de studio qu’il effectue près de Roanne avec des « belles gueules » de scarabées, guêpes et frelons, papillons de jour ou de nuit.
• Quant à Patrick Neveu, le local de l’exposition, il n’a pas eu à aller très loin pour dresser des portraits magnifiques de demoiselles et autres libellules. Les alentours de Pont-de-Vaux sont pour cela un fantastique terrain de jeu.
• Enfin, Pascal Dhuicq, qui est un chasseur de sons, prépare une bande-son qui sera diffusée en permanence. Une conférence sera proposée le 27 août.

Le but de cette exposition, qui prend la forme d’un parcours immersif, « ce n’est pas d’être hyper alarmiste, ni d’insister sur la disparition de 75 % des insectes en quelques décennies ; c’est avant tout de susciter l’émerveillement », conclut Nelly Catherin. 

Art trop podes
À voir jusqu’au 1er novembre, de 14 à 18 h au Musée Chintreuil, rue Maréchal-de-Lattre-de-Tassigny à Pont-de-Vaux
Fermeture hebdomadaire le mardi
03 85 51 45 65 – www.musee-chintreuil.com