Des esthétiques variées et éblouissantes. C’est le cocktail promis par la compagnie Le Grand jeté à l’initiative du festival pour cette 14e édition aussi riche et colorée que les 13 autres. Car au spectacle offert par des artistes confirmés s’ajoutera celui de talents locaux issus de conservatoires, écoles et assos de la région ; également des ateliers ouverts à tous, permettant quel que soit sa maîtrise tant que l’on a l’envie, de prendre part à la danse. Et partager, par elle, l’esprit de liberté et de convivialité insufflé par la bande du Grand jeté : diffuser l’art du mouvement dans l’espace public. La promesse sera tenue et bien tenue avec, pour le week-end de l’Ascension, une célébration de l’expression sous toutes ses formes. Celle artistique bien sûr, par le biais de performances où « chaque mouvement est une intention et chaque geste une déclaration« . Tenez-vous prêts !

Les coups de cœur de la rédac’
• Tenir la nuit, par la cie Nahlo
Un chorégraphe, un compositeur de musique électro et une artiste plasticienne unissent leurs langages pour mettre en mouvement un désarroi commun face au climat social et politique. Au gré de métamorphoses illusoires, le trio transforme peu à peu le chaos en une énergie exaltante.
Mardi 12 mai à 20 h et samedi 16 mai à 15 h 15 dans le parc abbatial
• Novices, par la cie Kif’dance
Un corps flou, non identifié, sans forme logique ni aucun genre, interroge les normes. En cherchant une identité dans un espace où toutes les fusions sont possibles, il aboutit à une existence unique, loin de la catégorisation, des stéréotypes et des préjugés.
Jeudi 14 mai, à 18 h place de l’Abbaye
• Eddy, par la cie Point bart
Eddy a 62 ans. Il vit dans la rue depuis vingt ans. Michèle a accouché de ses deux enfants dans un parc. Le paysage de la rue n’est pas toujours limité à ce que l’on peut voir, ni à ce que l’on veut croire. Avec comme outil ce corps que l’on peut encore maîtriser, la danse s’autorise ici à parler de ces vies.
Vendredi 15 mai, à 19 h dans la cour du musée
• Le flashmob
L’équipe a placé en page d’accueil de son site un lien vers la chorégraphie présentée samedi 15 mai à 12 h 15 place du Commerce. Une invitation à prendre le rythme et roder ses placements avant de s’insérer dans le groupe – espéré nombreux et synchro – qui reprendra la « chanson de gestes« , sur le titre Résiste de France Gall, telle que présentée par Sylvain Riéjou. Chacun prendra soin de s’équiper à la boutique du festival ; pour ne dénoter ni par son pas de danse, ni par sa tenue !
• Hot-dog, par le Galactik ensemble
Une fresque acrobatique, burlesque et musicale, autour de la lutte, dans ses diverses acceptions et imageries. À la manière d’une farce théâtrale, Hot-dog se veut une métaphore de l’Homme-saucisse pris dans le tourbillon d’un monde complexe où le zapping frénétique de nos imaginaires bouscule sans cesse nos équilibres précaires.
Dimanche 17 mai, à 15 h 15 dans la parc abbatial
Cluny danse
De mardi 12 à dimanche 17 mai
Prix libre (hors ateliers de pratique artistique)
Détail de la prog’ sur www.festivalclunydanse.com