« L’écriture de Ma chair s’est faite comme une démangeaison, prévient Paelle Gervasoni, l’auteure et metteure en scène de la pièce. Dans un monde où il nous faut nous montrer toujours plus forts, toujours plus imperturbables, faisons une pause : montrons-nous vulnérables. Et pour moi, la plus épidermique des vulnérabilités se trouve à deux endroits : dans la mémoire et dans le regard. » Il y a une porte, et devant cette porte, un homme qui cherche à retrouver la femme qu’il aimait. L’auteure franco-finlandaise s’est ici inspirée du mythe d’Orphée et Eurydice pour naviguer avec tendresse et humour dans les eaux troubles de l’oubli. Car cet homme s’est réveillé sur une plage sans savoir où il se trouvait ni pourquoi. Il croit savoir qui il est, mais rien n’est moins sûr. Sa seule certitude : cette femme a disparu, perdue dans un silence insoutenable. De flashback en hallucination, de fausse piste en trace laissée jusque dans sa chair, il part à la recherche des raisons de cette disparition et des causes de son amnésie. Ma chair interroge ici le regard et la mémoire dans le lien amoureux.
Ma chair
Mercredi 18 juin à 20 heures au musée des Ursulines et jeudi 19 juin à 20 heures à l’école municipale d’arts plastiques.
Dès 14 ans
Tarifs : de 7 à 30 €