Posté le 8 février 2024 par La Rédaction

Retiré des parquets en 2022, Thibault Chevigny (35 ans) est revenu sur sa décision. Le shooteur refait parler la poudre avec Prissé-Mâcon.

Le 12 novembre 2022, en quittant la halle des sports de Prissé, il s’était juré qu’on ne l’y reprendrait plus. Appelé en renfort une quatrième fois dans la saison pour pallier une blessure, alors qu’il avait pris sa retraite sportive au printemps, Thibault Chevigny avait vécu une affreuse soirée contre Saint-Priest (53-68). « Une catastrophe », souffle-t-il. Cette fois, c’était sûr : terminé le basket ! « Je m’étais dit que je n’y mettrais plus les pieds ! » Et pourtant… Un an plus tard, du haut de ses 35 ans, Thibault Chevigny est de retour à plein temps dans l’équipe fanion de l’ESPM. Il n’y a que les imbéciles qui ne changent d’avis ? Apparemment, oui… « Dès que je remettais le nez à la salle, tout le monde me répétait qu’il fallait que je revienne et ça a fini par rentrer dans la tête, sourit l’ailier francilien. La saison dernière m’a fait mal au cœur. C’était dur de voir les copains sur le terrain sans moi et de perdre de cette manière. Surtout, j’ai encore de l’énergie pour jouer, encore l’envie. » Au printemps 2022, fêté par tout le public prisséen après sa dernière supposée contre Lons-le-Saunier, sa décision était cependant mûrement réfléchie. Elle correspondait notamment à l’envie de se consacrer pleinement à son projet professionnel : courtier immobilier, rattaché à une franchise pendant presque cinq ans, il a ouvert son agence dans le centre-ville en janvier 2023. « Il fallait essayer de préparer plein de choses, cela nécessitait beaucoup d’énergie, mais ça s’est très bien passé et je commence à être connu sur le secteur. »

« Tout ce dont on avait besoin ! »
Alors l’appel de la balle orange s’est fait ressentir. D’abord en réintégrant par petites doses les entraînements lors du premier semestre de l’année, puis en songeant à reprendre une licence avec l’équipe réserve. C’était sans compter la volonté du nouveau coach, Clément Sangouard… « Quand on a entendu qu’il voulait rejouer début juin, ça nous paraissait évident de l’intégrer au groupe. Entre sa capacité à mettre des tirs importants, son QI basket et son expérience, c’est tout ce dont on avait besoin vec un groupe neuf. » Une certaine forme d’exigence aussi pour Chevigny, vacciné par ses piges de la saison dernière. « Je ne voulais pas faire les choses à moitié. Soit je me préparais correctement et je faisais vraiment partie de l’équipe, soit je ne revenais pas du tout. Le faire de temps en temps, ça ne convenait à personne, c’était hyper inconfortable pour le groupe et pour moi. » Or, depuis la reprise, personne n’a à se plaindre de la situation ! Après une année déprimante, les Tangos ont renoué avec une dynamique positive et l’ancien joueur d’Antibes apporte sa dizaine de points par match. « Il est très stable dans le scoring, c’est vraiment un bonheur de l’avoir avec nous », souligne Clément Sangouard. Attaché à la région, où il s’est installé de manière durable avec sa famille, et au club, où sa femme Célyne s’occupe de la communication, Thibault Chevigny croque pleinement dans une saison aux allures de bonus. « Je ne vais pas dire que j’avais fermé le livre, mais c’était terminé. Donc j’en profite d’autant plus, je prends beaucoup de plaisir ! De voir que cela fonctionne, c’est une grande satisfaction, surtout qu’il y avait un risque après avoir arrêté sur une bonne note en 2022. » Ou plutôt l’opportunité de terminer sur une note encore meilleure, en 2024 ou plus tard ?