Posté le 25 novembre 2025 par La Rédaction

Elles s’appellent Maud, Maï et Meï-Lynn. Riches de leur expérience au sein du mouvement féministe, laïque et d’éducation populaire Femmes solidaires, et affligées par l’actualité en matière de violences sexistes et sexuelles, elles ont ensemble formé le collectif Nous toutes. « Ça ne touche pas que les grandes villes : dans la ruralité aussi ! » plaident-elles comme un appel à la prise de conscience et l’action concrète pour protéger les femmes de toute forme de violence à leur encontre. « Nous travaillons en lien avec les institutions territoriales pour établir une cartographie des initiatives et dispositifs qui existent pour que celles qui en ont besoin puissent s’en remettre à un interlocuteur qualifié. » Façon d’identifier ce qui d’ores et déjà est en place et fonctionne et ce qu’il manque, pour mieux pallier. Un inventaire des ressources, comme alternative aux appels d’urgence à Violence femmes info au 3919, à la police au 17 ou par SMS au 114. Nous toutes œuvre aussi au développement d’Angela, avec la pose de macarons sur les vitrines indiquant l’accueil et la prise en charge des femmes en besoin dans la boutique. Une initiative qui engage tout à la fois le collectif, la mairie et les commerçants, dûment formés pour garantir à chacune un cadre sécurisant et une écoute bienveillante. « On aimerait intervenir dans les écoles et collèges, pour lever les tabous et expliquer aux jeunes la nécessité d’imposer des limites. La violence peut être d’ordre physique, mais aussi psychologique, économique ou sexuel… » Le collectif, parti en septembre assister aux Assises nationales de lutte contre les féminicides, a également pu identifier le panel d’intervenants concernés tout au long du cheminement des victimes, depuis la détermination d’une relation toxique jusqu’au dépôt de plainte et à d’éventuelles mesures d’éloignement et/ou protection. De quoi avoir une vision d’ensemble et à jour de ce que prévoient les institutions, avant de livrer leurs préconisations, d’agir sur le terrain et, qui sait, d’ouvrir un jour une Maison des femmes à Mâcon.

www.noustoutes.org