Le parc animalier de Romanèche-Thorins a eu l’honneur d’annoncer cet été la naissance d’espèces protégées et menacées d’extinction. Un temps fort pour les familles heureuses de découvrir les nouveaux pensionnaires, et les soigneurs, au chevet de leurs nouveaux-nés.

L’équipe a accueilli cette saison une série de tout petits, devenus la coqueluche des visiteurs. Des ouistitis, maras, potamochères et bien entendu, les stars dans la cour de récré, un zèbre de Grévy et un rhino indien, baptisés respectivement Oreo et Avana. La magie commence dès l’entrée avec bébé rayé qui, aux côtés de sa maman Istria, déroule ses grandes pattes et vogue à la recherche de lait à boire. Dernier arrivé parmi les effectifs : le 1er août, après 13 mois de gestation, le jeune équidé est temporairement séparé de son père. « Une précaution, note Kenza, la vétérinaire du parc. Car les mâles peuvent parfois se montrer agressifs envers les jeunes. » Déjà paré des lignes en noir et blanc qui forment sa carte d’identité : « Chaque robe est unique », et d’un crin couleur feu, qui peu à peu foncera jusqu’à devenir noir ; Oreo rejoindra d’ici quelques années un autre parc pour y fonder sa propre famille. « C’est notre mission : participer grâce aux naissances au renouvellement de l’espèce. » Le zèbre en particulier est menacé à l’état sauvage : « Sa population a chuté ces dernières décennies. » La faute à des aires géographiques de plus en plus restreintes – du fait notamment de l’Homme qui empiète sur les leurs -, à la compétition avec le détail domestique pour l’accès à l’eau et aux ressources ; aux sécheresses et au braconnage qui continue de faire des ravages. « Mais perpétuer des lignées prend du temps et demande des moyens. » De quoi apprécier d’autant plus chaque nouvelle arrivée !

Plus loin, dans des enclos autrement plus costauds, ce sont deux créatures d’un autre temps qui évoluent côte à côte : Avana donc, et sa maman Salyan. « Elle ne la lâche pas », s’attendrit Kenza. La toute petite pesait déjà plus de 50 kg à la naissance – « elle prend depuis 1 à 3 kg par jour ! » C’était le 5 juillet, en autonomie, quoique sous haute surveillance… « Car c’est le premier rhino qui naît ici. » Après un mois, la goulue assortissait déjà sa portion laitière avec du fourrage et des légumes en guise de friandises. Minus, à côté des 2 tonnes de sa maman, Avana présente pourtant un gabarit impressionnant, doublé d’une peau de cuir épaisse et sombre, les plis de part et d’autre du corps laissant penser à l’armure d’un gladiateur. La corne est encore absente au bout de son museau, elle viendra plus tard donner à l’animal sa silhouette typique. Plutôt que pour se défendre, en chargeant, elle s’en servira ici pour défier gentiment les siens. Car « elle aime jouer, observent les soigneurs. Et demande régulièrement des câlins. » Si Kenza garde un œil sur les quelque 600 animaux du parc – représentant 140 espèces -, elle sait pouvoir compter aussi sur le retour quotidien des animaliers à leur contact. « Ils jouissent ici des cinq libertés fondamentales » décrit Kenza pour assurer du bien-être de ses protégés. Libertés, auxquelles l’équipe de Touroparc ajoute une attention fine et beaucoup d’amour. « La relation que l’on noue avec eux est incroyable, note Floriane parmi les codirecteurs du parc. Ce sont de beaux métiers. Des métiers-passions. » L’engouement n’est pas moins fort côté visiteurs : « Beaucoup sont de vrais fidèles, ils suivent la vie des animaux sur nos réseaux, les connaissent par leur prénom et savent que tel ou tel a bon ou mauvais caractère ! » Car le parc, qui en plus des animaux compte un espace aquatique et des attractions, est un repaire pour les familles. Soixante-cinq ans après sa création, Touroparc continue de faire rêver et travaille en coulisses à de prochaines propositions. Pour que l’histoire dure, et dure encore.
Touroparc
400, rue du Parc à Romanèche-Thorins
03 85 35 51 53 – www.touroparc.com
Tarifs : 16 à 26,50 €, selon le calendrier, visites « Au plus près des animaux »
Parc ouvert jusqu’au 1er novembre
À suivre : la Touroparc Run, dimanche 8 novembre