Posté le 9 avril 2025 par La Rédaction

Star de Charnay, Monique Akoa-Makani va quitter le CBBS en fin de saison. Elle s’apprête à passer dans une autre dimension avec un contrat à Bourges et un essai en WNBA à Phoenix.

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Qui se souvient de son premier match avec Charnay ? Le 8 octobre 2022, en 1/32es de finale de la Coupe de France, elle était complètement passée au travers à Monaco (2 points à 1/3 aux tirs et 4 balles perdues)… Deux ans et demi plus tard, c’est en véritable star locale que Monique Akoa-Makani (24 ans) va quitter le CBBS, direction la… WNBA (l’équivalent féminin de la NBA, le championnat américain), avec un contrat pour le camp d’entraînement des Phoenix Mercury. Le symbole parfait du grand écart vécu en trois saisons en Saône-et-Loire par l’internationale camerounaise. Débarquée en 2022 en provenance de Nantes, elle avait commencé par signer une saison en deçà des attentes en Ligue 2 (6,5 points à 33 %). « La première année avait été très difficile pour moi », rembobine-t-elle. En cause, un rôle de capitaine très précoce (à seulement 21 ans) qu’elle n’avait pas su gérer. « J’étais très fière de l’être aussi jeune, mais je n’avais pas conscience de tout ce que ça impliquait. Ça a absorbé toute mon énergie. J’ai été une bonne capitaine, mais pas la joueuse que je voulais être. » Cela n’empêchera pourtant pas Charnay de remporter le titre de champion de France LF2. Pour l’exercice suivant, en 2023-2024, changement de décor ! Délestée du brassard, Monique Akoa-Makani se révèle aux yeux de la France du basket en première division (12,6 points à 44 %), avant de confirmer de façon éclatante cette saison (14,5 points à 45 %, 4,1 rebonds et 5,4 passes décisives), où elle peut prétendre au trophée de meilleure joueuse du championnat. « Si ne plus être capitaine est ce qui m’a permis d’exploser ? Honnêtement, oui, car je ne l’ai pas vécu comme une sanction, plutôt comme une opportunité de ne penser qu’au basket. Ça m’a semblé naturel de le faire, tout en sachant que c’est un rôle qui reviendra dans le futur. » Peut-être pas dans les prochains mois, où la Lyonnaise (arrivée en France à 9 ans) va découvrir le grand monde, à la fois testée par Phoenix et embauchée par Bourges, le club français le plus titré de l’histoire. L’opportunité de réaliser ses rêves de carrière. « J’ai toujours eu de très grands objectifs », confiait-elle plus tôt cette saison, avant de dire oui au Mercury et au TBB. « J’aimerais jouer un jour en EuroLeague et en WNBA, tout en amenant le Cameroun sur le toit de l’Afrique et vers les compétitions mondiales pour la première fois. » Et si un jour tout cela devient réalité, il faudra alors se rappeler que tout a commencé à Charnay, avec trois saisons en forme d’ascension, entre 2022 et 2025. « Ce que l’on vit depuis le début est incroyable, exceptionnel, s’enthousiasme-t-elle. J’ai trouvé une vraie famille en arrivant ici. Ce club est totalement en accord avec la personne que je suis et les valeurs que je cherche à transmettre. » Non, Monique Akoa-Makani ne pouvait vraiment pas rêver d’une meilleure piste de décollage que le CBBS…

Posté le 9 avril 2025 par La Rédaction

Local de l’étape, formé au club, Thomas Revol (22 ans) est en train d’exploser en Nationale 2 avec l’Étoile sportive Prissé-Mâcon.

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• Thomas, alors que l’on approche de la fin de la saison, il est encore trop tôt pour tirer un bilan au vu de la densité de la poule…
Exactement. Nous sommes 9es, à deux victoires du 3e (entretien réalisé après la 19e journée, NDLR). On sait très bien que le bilan sera fait en fonction du classement. Bien que la poule soit serrée, le regard des gens change complètement selon que tu sois 9e ou 4e, même s’il y a une seule victoire d’écart. Je trouve que le niveau de la NM2 augmente, les budgets aussi, et ça, ça créé des poules très denses. C’était déjà pareil l’année dernière, on avait oscillé entre la 3e et la 10e place en permanence. Mais ça rend les saisons hyper intéressantes !

• Individuellement, tu as pris beaucoup de volume en passant de 5,4 points à 10,7 points de moyenne…
J’estime avoir passé un cap, oui. Les coachs m’ont fait confiance au début d’année. Ils m’ont donné la responsabilité du poste de meneur. Je joue beaucoup, j’essaie d’assumer ce rôle-là. C’est nouveau pour moi à ce niveau. J’ai monté petit à petit les échelons et pour le moment, je suis content de ma saison. Mais il faut que ça s’accompagne de la plus haute place possible au classement.

• Pour toi qui es originaire du coin, qu’est-ce que cela signifie de porter le maillot de l’équipe fanion de Prissé-Mâcon ?
C’est une fierté ! Je suis d’ici, toute ma famille aussi, donc tout le monde peut venir me voir jouer, c’est le premier gros point positif pour moi. Ma première licence était à 5-6 ans à Prissé, jusqu’à mes 17 ans. Ce club représente énormément de choses pour moi : toute ma formation, mes amitiés actuelles, ma passion entière du basket puisque depuis tout petit, je vais voir les matchs de l’équipe une.

• Tu as également transité par le centre de formation de Dijon. Qu’en retires-tu ?
C’était l’un de mes premiers objectifs dans la vie : être en centre de formation pour progresser au maximum. J’ai fait quatre ans à la JDA Dijon, qui m’ont énormément apporté, qui m’ont fait grandir en tant qu’homme, notamment par le fait de partir loin de ma famille. Ça a été de bonnes années. Je n’en tire que du positif.

• Que fais-tu à côté du basket et quels sont tes objectifs de carrière sportive, toi qui n’as que 22 ans ?
Je suis une formation BPJEPS et j’entraîne l’équipe U13 avec Antoine Maillet. Depuis tout petit, j’ai toujours voulu faire du basket et vivre de ma passion, ce que j’ai commencé à faire. Désormais, j’aimerais aller au niveau au-dessus pour avoir vraiment un statut professionnel. Mon but principal est de découvrir la NM1. C’est difficile de se projeter dans le basket, mais je voudrais voir si je peux m’exprimer à ce niveau-là. Et ensuite voir si je peux continuer à gravir les échelons, avoir de plus en plus de minutes. Dans un premier temps, j’ai vraiment l’envie d’arriver en NM1.

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Posté le 18 juin 2024 par La Rédaction

Notre rédacteur, Louis-Emmanuel Navarro, a testé un match de basket NBA dans l’antre des Orlando Magic.

27 février 2024. Après une journée passée au centre-ville d’Orlando – on en fait vite le tour -, je patiente devant le Kia Center, l’antre du Magic d’Orlando. Ce soir, les locaux, 7es de la Conférence Est (le classement NBA est divisé en deux conférences géographiques, NDLR), reçoivent les Nets de Brooklyn, 11es.

Le coup d’envoi du match est donné à 19 h, mais j’arrive deux heures avant par précaution. J’aperçois une file au loin : des VIP, autorisés à entrer dans l’arena directement. Pour moi, qui n’ai que des tickets classiques, il faudra encore patienter un peu…
À 17 h 30, au niveau des barrières, juste devant la salle, je croise une famille française, en vacances en Floride et impatiente d’assister au match de ce soir. « On a fait un tour de l’État en voiture, raconte le père de famille. Mes enfants sont fans de basket depuis toujours, donc c’était l’occasion. C’est la première fois que l’on va voir un match de NBA, c’est le voyage d’une vie ! »
Dix minutes passent et les barrières s’ouvrent. Je patiente devant l’entrée ouest, juste devant les portiques de sécurité. C’est à cet instant que la mauvaise nouvelle tombe : Paolo Banchero, la star du Magic, est malade et ne jouera pas ce soir. Dommage : le meilleur de l’équipe ne sera pas sur le parquet…
Cinq minutes de plus, et l’équipe de sécurité du Kia Center ouvre les portiques. Je valide mon billet et peux enfin m’installer à ma place.

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18 h, plus qu’une heure avant le début du match. La salle est encore clairsemée. Quelques joueurs sont à l’échauffement, quand d’autres se concentrent aux vestiaires. Le bal des animations est lancé : danseuses, envoi de tee-shirts dans les tribunes, acrobaties de Stuff, la mascotte officielle de la
franchise…
À 18 h 45, les deux équipes font leur entrée sur le parquet pour la dernière phase d’échauffement. La pression monte, surtout pour les locaux qui doivent s’imposer pour rester dans la course au top 10 de la Conférence. La salle est plongée dans le noir : le show d’avant-match commence ! Avec, d’abord, la présentation des Brooklyn Nets, l’équipe adverse, dans un silence et quelques huées ; puis celle des cinq titulaires du Magic. Quelques minutes plus tard, comme le veut la tradition, l’hymne américain résonne dans la salle. Il est chanté ce jour-là par une chorale d’enfants d’une école de la ville.
L’entre-deux est donné à 19 h 10. C’est parti pour quatre quart-temps de douze minutes ; et plus si affinités. Mais il n’en sera rien : Orlando va dérouler son basket dès les premières minutes. Huit points d’avance au bout de sept minutes ; onze à la fin du premier quart-temps. L’affaire semble
déjà pliée.
Indeed. Les Nets ne vont jamais exister dans le match, et vont subir face une équipe du Magic solide des deux côtés du terrain, emmenée par les deux frères allemands Franz et Moritz Wagner.
À la mi-temps, Orlando mène de quatorze points (58-44). Les deux équipes rentrent aux vestiaires quand débute le show de la mi-temps. Un show à l’américaine : le public qui a décidé de rester assis profite des danseuses, de la musique, de Stuff la mascotte. Le reste du Kia Center s’est précipité vers les très nombreux points de buvette et de restauration.
Une vingtaine de minutes, et c’est la reprise du match. Une seconde mi-temps à sens unique, à l’instar de la première. Le Magic mène tranquillement la danse… et finit par s’imposer 108-81, offrant une belle victoire à l’équipe locale et une ambiance de folie à ses fans, qui quittent tous la salle avec un grand sourire.

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On dit souvent que la NBA est un monde à part. Je confirme. Même sur un simple match de saison régulière… j’ai adoré.

Louis-Emmanuel

Infos tarifs :
Vol aller-retour Paris-Orlando 565 €.
Place match NBA : 168 € par personne.

Posté le 18 juin 2024 par La Rédaction

Nommé président de l’ESPM en septembre dernier, Pascal Cortambert dresse le bilan de la saison de Prissé-Mâcon en Nationale 2.

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Après le repêchage in extremis, l’idée d’une saison de transition était évoquée. Au final, avec beaucoup moins de frayeurs que l’an dernier, le bilan est forcément satisfaisant ?
C’est clair que cela n’avait rien à voir ! Même si nous étions dans une poule très dense, nous avons passé une saison plus tranquille. Mais c’était tellement serré qu’il y avait toujours l’incertitude du classement : nous étions 3es fin décembre, puis 12es fin janvier après trois défaites d’affilée… Mais le fait de décrocher le maintien quelques journées avant la fin a été un grand soulagement !

Vous êtes devenu président du club en cours de saison…
Jean-Philippe Lachaize a démissionné pour des raisons professionnelles. Vu que j’étais président de la section jeune depuis 13 ans, j’ai naturellement pris la suite. Tout était déjà lancé, donc ce n’était pas évident d’arriver en cours de route. Pour la suite, une élection pour la nouvelle direction aura lieu en juillet. À ce jour, je pense rester à la présidence, car c’est un peu frustrant de ne pas avoir fait une saison pleine. Cela me permettrait de mener à bien un projet sur une année complète.

Quel sera le visage de l’équipe à la rentrée ?
Au niveau du staff, le coach Clément Sangouard et son assistant Damien Belabre ont été renouvelés. Chez les joueurs, Kevin Mbelo et Ralph Temgoua sont sous contrat. Le but est de garder une ossature de l’équipe, tout en injectant un peu de sang neuf. Ainsi, nous aurions aimé conserver Maël Poiroux, mais il souhaite partir en NM1. En revanche, nous avons prolongé Antoine Maillet et Thomas Revol. Nous souhaiterions aussi faire monter un joueur de notre équipe réserve, Luc Raoult. Il doit nous apporter sa réponse le 13 juin [hors de nos délais de bouclage]. Nous aurons aussi le retour de deux anciens Prisséens, qui jouaient à Beaujolais cette saison : Théo Nehlig et Mathieu Constant. Ils étaient demandeurs pour revenir. Enfin, nous avons signé le pivot américain Kelsey Williams, référencé en Nationale 2, qui jouait cette saison à Rousset.

À moyen terme, quelle peut être l’ambition de l’ESPM ?
Vraiment de redevenir une place forte de Nationale 2 et remonter dans la première partie de classement, pour ne plus flirter avec la zone de relégation. Nous avons la chance d’avoir un public énorme à Prissé : lors du dernier match contre Beaujolais, on avait quand même 1 600 personnes dans la salle ! Le club est aimé localement, il faut s’appuyer dessus en ayant des résultats plus probants.

Comment se passe la cohabitation avec vos voisines de Charnay, qui vont disputer la Coupe d’Europe ?
Nous n’avons aucun souci, au contraire ! La preuve, c’est qu’elles vont venir jouer dans notre salle la saison prochaine puisqu’il y aura des travaux au Cosec. Elles joueront le dimanche, nous le samedi, a priori quelques matchs d’EuroCup en semaine. Les amateurs de basket vont être servis à Prissé ! Ce sera un peu particulier, cela demandera une grosse logistique, mais l’on va gérer cela en bonne intelligence avec les dirigeants. On est tous au courant que c’est pour un an, on sait que c’est pour le bien du basket, donc on va tous œuvrer dans le même sens.

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« Le club est aimé localement, il faut s’appuyer dessus en ayant des résultats plus probants. »

Pascal Cortambert
Posté le 18 juin 2024 par La Rédaction

Capitaine du Charnay basket Bourgogne Sud, Coralie Chabrier (24 ans) revient sur la formidable saison des Pinkies, bouclée à la 5e place de LFB avec une qualification pour l’EuroCup en poche.

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Coralie, si l’on vous avait dit en septembre que vous alliez connaître une telle saison, tout le monde aurait signé ?
(elle rit) C’est clair ! Même si on l’espérait, ce n’était pas dans les plans de terminer à une telle place. Vu que l’on venait de monter en première division, l’objectif initial était juste le maintien, de ne pas faire l’ascenseur.

Au final, il a presque manqué la cerise sur le gâteau en playoffs, puisque vous échouez à seulement 4 points des demi-finales…
C’est clair ! Après la série contre Lattes- Montpellier, c’était dur de voir le positif immédiatement. On perd de 15 points à la maison (62-77), donc on se dit que ça va être compliqué là-bas. Personne ne croit en nous, on ne va pas se le cacher. Mais puisqu’on doit y aller, pourquoi ne pas faire un exploit ? Finalement, on gagne de 11 (75-64). Donc oui, il y a de petits regrets d’avoir raté un peu ce premier match… Après quelques jours, on a quand même réalisé que c’était énorme, ce que l’on avait fait : on termine 5es et on offre à Charnay sa première qualification en Coupe d’Europe, c’est extraordinaire pour le club.

Emmener le CBBS en EuroCup, qu’est-ce que cela représente ?
Le club et la Ville de Charnay sont fiers. Déjà, en France, quand on dit qu’on joue à Charnay, on nous demande où c’est (elle rit). Donc ça va faire connaître la ville. Et quand on est joueuse, on veut gravir les échelons. L’EuroCup, c’est une première étape avant, pourquoi pas, l’EuroLeague et des clubs étrangers.

De la Ligue 2 à l’EuroCup en deux saisons, c’est impressionnant…
C’est fou ! Quand on est en Ligue 2, que le staff change, on se dit qu’on se donne deux ans pour arriver en LFB. Finalement, au bout de ces deux ans, on est même déjà en Coupe d’Europe ! Les objectifs du début sont explosés.

Individuellement, vous avez vraiment passé un cap cette saison ?
Tout à fait. Je sais que le chemin est loin d’être fini, mais j’ai progressé dans mon rôle de gérer une équipe, notamment en étant capitaine. Il fallait incarner les valeurs du club, montrer la voie. Je suis satisfaite de cette saison, mais je ne m’arrête pas à ça : j’ai envie de continuer. Ça donne juste envie de faire beaucoup mieux !

Vous avez prolongé votre contrat pour deux saisons avec Charnay. Était-ce une décision facile ?
Oui, je n’ai pas hésité. C’était ma volonté aussi, une évidence pour moi de rester à Charnay pour continuer d’écrire l’histoire. Je suis là depuis quatre ans. Les deux premières saisons ont été compliquées. On a d’abord joué à huis-clos avec le Covid, puis la deuxième année se solde par une descente en Ligue 2. Ce n’est jamais top… Et puis il y a le renouveau ! Maintenant, je peux dire que je suis contente d’être restée, ça a été un choix fort de le faire au terme de la relégation. Le club est sain, tout se passe bien. J’espère que ça se poursuivra de la même manière sur les prochaines années, voire
encore mieux !

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