Posté le 9 avril 2025 par La Rédaction

Former les citoyens de demain. Telle est l’ambition d’AFS, l’association aux quelque 50 000 bénévoles à travers le monde. Dans le département, c’est AFS Bourgogne-Franche-Comté qui permet l’accueil et l’envoi de jeunes par-delà les frontières de la France et souvent de l’Europe. Les destinations sont nombreuses pour les jeunes entre 15 et 17 ans voulant faire l’expérience de passer plusieurs mois – 3, 5 ou 10 – à l’étranger, au sein d’une famille qui leur fera découvrir sa culture et partagera avec eux son quotidien. Les dossiers de candidature sont une première étape exigeante : « Il faut des courriers de motivation, des vidéos de présentation. Ça demande une vraie introspection. » Façon de tester la solidité du projet et de s’assurer une bonne adéquation entre le jeune en mobilité et sa famille d’accueil. « On demande à ce que les contacts avec l’entourage soient réduits le temps du séjour, pour investir pleinement son aventure et tisser plus facilement des liens dans le pays d’accueil. C’est ainsi seulement que l’on permet une immersion totale. » L’apprentissage de la langue, aussi. Une pratique in situ qui vaut tous les cours en école ! L’expérience ASF est avant tout une aventure humaine : le jeune vit dans une seconde famille, dont il devient naturellement très proche, et noue des amitiés qui dureront toute une vie. Il gagne aussi énormément en autonomie, en confiance en lui. Autant d’atouts à valoriser plus tard, dans le cadre de ses études et jusque dans son parcours professionnel. À leur retour, les jeunes sont réunis pour partager leur expérience et préparer au mieux ceux promis au départ. Par le biais notamment de jeux de rôle autour des différences culturelles, avec toujours l’objectif de prôner la tolérance et de faciliter l’adaptation en terre inconnue… Pour être tantôt surpris, tantôt conforté dans l’idée que l’on se faisait d’un pays.

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Ils en parlent

L’antenne bourguignonne a permis la réception d’une douzaine de lycéens étrangers en séjour sur le territoire. « Cinq jeunes de la région sont actuellement à l’étranger et une douzaine, parmi lesquels cinq de Saône-et-Loire, se préparent à partir à la rentrée 2025« , précise la présidente Nathalie Pouteau. Sif et Nuuku, venus respectivement du Danemark et du Groenland, vivent en famille et sont scolarisés ici : elle au lycée Ozanam de Mâcon, lui à Chalon-sur-Saône.

• Pourquoi avoir choisi de partir à l’étranger, et en France particulièrement ?
Nuuku : Partir un an à l’étranger, c’est une tradition dans ma famille ! J’ai choisi la France car j’étais tombé amoureux du pays en 2023 en découvrant Bordeaux.
Sif : Les nouvelles cultures m’ont toujours intéressé. La France, parce que c’est un pays où j’ai voyagé souvent avec ma famille, quand j’étais petite. J’aime aussi beaucoup la langue française et sa culture.

• Quelle image vous faisiez-vous du pays ? Est-elle conforme avec ce que vous avez découvert en arrivant ?
N. : J’avais l’image d’un pays avec des paysages variés, des gens adorables et une histoire très riche, d’après ce que j’avais lu dans l’Histoire sans fin et les Fables de La Fontaine. La Bourgogne est différente de ce que j’ai connu à Bordeaux ; c’est l’occasion de découvrir une nouvelle région.
S. : Je savais qu’il y avait beaucoup de montagnes, mais je ne m’étais pas imaginé être aussi proche d’elles. Quand je vais à l’école le matin, je peux voir le Mont Blanc quand il fait beau. Au Danemark, le paysage est très plat.

• Quelles différences avec votre pays vous ont-elles le plus interpelés ?
N. : La simplicité pour se déplacer de ville en ville, et l’alimentation, très tournée vers les légumes alors qu’à la maison, on mange beaucoup de viande. Pour la météo, inutile de préciser que c’est très différent du Groenland !
S. : L’horaire des repas : j’ai l’habitude de dîner vers 18 h, ici c’est plutôt autour de 20 h. La façon de s’adresser aux autres, en utilisant le « vous » plus respectueux. Les journées à l’école, extrêmement longues, et une quantité de devoirs opposée à ce dont j’ai l’habitude.

AFS Bourgogne-Franche-Comté
Nathalie Pouteau, présidente : 06 88 73 81 90 – nathalie.pouteau@afs.orgwww.afs.fr

Posté le 9 avril 2025 par La Rédaction

Ils fêteront l’événement en petit comité fin juin pour les 80 ans de l’association. Et profiteront des Journées du patrimoine en septembre pour faire connaître les actions menées depuis leur création, et encore régulièrement, auprès du grand public.

Les Amis de Cluny a été créée au sortir de la Seconde Guerre mondiale « mais l’idée remonte avant-guerre » précise le président Bruno Marguery. En 1938 exactement. À l’époque, le conservateur du Musée de Besançon Fernand Mercier avait suggéré de mettre en place une structure dont les missions seraient de sauvegarder et mettre en valeur le patrimoine de la cité abbatiale de Cluny. En particulier valoriser les chapiteaux du chœur de l’église jusqu’alors entassés pêle-mêle au Musée Ochier – devenu depuis Musée d’art et d’archéologie… Mais les préoccupations sont ailleurs et les bombardements occasionnent de nombreux dégâts en divers endroits de la ville. À peine la guerre est-elle terminée que le directeur de l’école des Arts & Métiers Georges Maurice reprend l’idée avec le soutien d’un groupe de Clunysois, parmi lesquels le docteur Charles Pleindoux et l’instituteur Émile Magnien, et crée les Amis de Cluny. Devenu entre-temps maire de la commune, Charles Pleindoux a pris la suite de Georges Maurice, muté à Lille, comme président. « L’association faisait en quelque sorte office de commission culturelle et patrimoniale de la Ville. » Forte de membres investis et passionnés, l’association dispense dès ses débuts des conférences autour de figures locales et thématiques patrimoniales ; et formule de premières propositions. Elle met aussi en place des sorties, voyages et concerts, lesquels ont permis de créer plus tard le festival des Grandes heures de Cluny.

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300 000 € de travaux en 25 ans

L’idée de 1938 consistant à présenter les chapiteaux de l’église dans un espace consacré a fait son chemin, puisque le farinier était désigné en 1949 comme lieu d’exposition. En parallèle et à l’initiative toujours des Amis de Cluny, était engagé le réaménagement du Musée Ochier. « Deux contributions majeures de l’association » note son président. Sans compter le chantier de la tour des Fromages, « en grande partie décapitée » après le bombardement de 1944, acquise par la Ville grâce à un don de l’association puis rebâtie. « Les travaux ont duré jusqu’en 1961 et ont notamment permis de créer l’escalier central menant au sommet. » En 1966, l’association rachetait l’Hôtel des Monnaies en ruines, « il ne restait que la façade », et reconstruisait quasiment le bâtiment inauguré en 1977. Elle a fait du 6 rue d’Avril son siège. À partir de là, l’association a poursuivi son action de mise en valeur du patrimoine de la cité abbaye. « Il suffit de parcourir les rues pour voir l’ampleur de la tâche » relève le président, soucieux d’engager des projets profitant tout à la fois au patrimoine civil et à celui religieux. « Il y a à faire partout. » À compter des années 1990, les projets ont été nombreux. Le premier a concerné la construction d’un barrage sur la Grosne. Puis celle de la passerelle de la Servaise. Sur le thème de l’eau toujours, les Amis de Cluny se sont intéressés aux fontaines. À l’éclairage ensuite, pour mettre en valeur les points remarquables de la ville. D’autres opérations ont suivi jusqu’à ce jour. « En l’espace de 25 ans, l’association a financé pour 300 000 € de travaux. » En comptant sur les fonds issus de l’adhésion de ses membres, la billetterie pour la tour des Fromages – partagée avec l’OT – et la mise à disposition de l’Hôtel des Monnaies pour de l’événementiel. Le président des Amis de Cluny et jeune retraité Bruno Marguery poursuit l’œuvre de ceux passés avant lui, animé par la passion du patrimoine et résolu à valoriser les actions de l’association auprès du grand public. Les projets sont légion et tous contribueront à l’attractivité de la ville, comme depuis 80 ans. « C’est un grain minuscule dans le sablier du temps clunisien… plus que millénaire. »

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Les Amis de Cluny
www.amisdecluny.home.blog/accueil

Posté le 9 avril 2025 par La Rédaction

La Scène nationale vous propose une nouvelle fois d’entrer dans le printemps en famille avec trois spectacles, des ateliers et des moments de convivialité.

Tout le monde sait cela, le printemps débute toujours le 20 mars, avec cette légèreté de l’air qui fait palpiter les coeurs et le ballet de la nature qui allume les sens. Sauf que… Au Théâtre-Scène nationale de Mâcon, on préfère repousser systématiquement l’entrée officielle dans la douceur printanière à mi-avril. Donc, le Changement de saison sixième édition a été programmé officiellement les 19 et 20 avril (avec une escapade deux jours plus tôt). Il s’agira donc de tout un week-end à vivre une nouvelle fois en famille puisque, pendant ces deux jours, tous les espaces du lieu vont être dédiés aux enfants et à leurs parents !

Après un renard et son complice magicien, de l’accrodanse et une performance chorégraphique pour les enfants l’an passé, trois spectacles pour tous les âges et tous les publics sont programmés durant tout ce week-end. À commencer par Là-haut, sur ma montagne (dès un an), un conte musical poétique proposé par la compagnie En attendant pour raconter la rencontre entre un berger et un ours rouge : ce sera sans doute la possibilité d’une première sortie en famille pour les vraiment plus jeunes. À partir de cinq ans, suivra L’Après-midi d’un foehn, un ballet d’objets aériens d’un genre nouveau, inattendu, autour de trois oeuvres de Claude Debussy, à l’invitation de la compagnie Non Nova. Avec En apparence (dès sept ans), vous êtes invités à un concert théâtralisé, et passablement déjanté, « pour faire de chaque jour un carnaval », prévient l’équipe de la Scène nationale. Et pour cogner, hurler, rugir, et taper plus fort ! Il sera suivi d’une boum. Tout au long du week-end, seront également proposés des ateliers gratuits, sans réservation et en continu toute la journée du samedi, pour petits et grands, et le dimanche matin pour les enfants dès un an, et des moments de convivialité : déjeuner, brunch, goûter…

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Le programme du week-end

Là-haut, sur ma montagne
Samedi 19 et dimanche 20 avril, (9:45 et 11:45)
Tarifs : 5 à 9 €.

L’Après-midi d’un foehn
Jeudi 17 et vendredi 18 avril (10:00, 14:00 et 15:15), samedi 19 avril (10:30 et 15:30), dimanche 20 avril (10:30)
Tarifs : 5 à 9 €.

En apparence
Samedi 19 avril (18:00)
Tarifs : 8 à 22 €.

Exploration

Spectral – Nuance #4
Jeudi 10 avril (19:00)
Trois artistes en résidence au Théâtre la saison dernière invitent les spectateurs à explorer l’envers du décor de la Scène nationale. Au programme : huit lieux à découvrir, huit anecdotes à écouter, sous casque, pour une déambulation sonore inédite. C’est Spectral, une visite murmurée, une expédition et une véritable expérience immersive.

Exposition

Nuance #4
Jusqu’au 24 mai
Dans le cadre de Nuance #4, Awena Cozannet, en résidence à l’EMAP (École municipale d’arts plastiques) depuis janvier 2025, présentera ses œuvres au Théâtre. L’artiste a déployé une recherche portant sur les créatures marines des abysses, notamment les organismes larvaires, microscopiques et complexes. Elle étudie cette faune captivante des profondeurs océaniques, son intérêt se porte sur la transparence de ces organismes marins. Progressivement, s’élabore le projet visuel d’un cosmos abyssal…

Théâtre-Scène nationale
1511, avenue Charles-de-Gaulle à Mâcon
03 85 22 82 99 – billetterie@theatre-macon.com – www.theatre-macon.com