Posté le 8 février 2024 par La Rédaction

À 22 ans, Monique Akoa Makani est entrée dans la cour des grandes. Arrière de Charnay basket depuis deux ans, elle joue sa première saison en Ligue féminine. Entretien.

• Dans quel état d’esprit abordes-tu la deuxième partie de saison ?
Il faut faire table rase de la première partie de saison et repartir au combat, repartir de zéro et tout donner. Il ne faut pas compter les victoires ni les défaites, parce que tout se redéfinit. Pour moi, c’est un nouveau championnat qui commence.

• Charnay peut-il rêver de disputer les playoffs ?
Nous avons l’ambition d’aller en playoffs, c’est clairement un objectif. Maintenant, il ne faut pas non plus trop se projeter, car on ne sait pas de quoi la saison sera faite. Les équipes se réajustent, il y a de nouvelles joueuses partout, on n’est pas à l’abri de blessures, même si on ne le souhaite pas… C’est pour ça que, pour moi, il faut rester concentrées, match après match. On est promues, il faut que l’on garde cela en tête.

• Quels sont tes objectifs personnels pour la suite ?
J’aimerais pouvoir continuer de monter en puissance : je viens tout juste d’arriver en Ligue féminine. À moi de trouver l’équilibre entre performance individuelle et collective. Mes coachs savent très bien m’aiguiller là-dessus, je ne me fais pas de souci. Mentalement, je dois continuer à me préparer. Ce qui fait la différence au haut niveau, c’est l’éthique de travail. Elle passe par la discipline, qui elle-même passe par le mental. Je suis entourée des bonnes personnes : un préparateur mental, un préparateur physique et un kiné. Je fais aussi beaucoup plus attention à ce que je mange, et à tout ce que je fais hors basket : j’ai compris que cela comptait énormément. Je prends soin de mon corps pour pouvoir me donner le plus possible à chaque fois que je suis sur le terrain.

• Tu étais capitaine du CBBS la saison dernière, avant de laisser cette responsabilité. Comment as-tu vécu ce changement de statut ?
C’est un honneur pour moi d’avoir été nommée capitaine, mais, pour être tout à fait honnête, j’étais encore jeune. Capitaine d’une équipe de Ligue 2 à 21 ans, même si d’autres l’ont fait avant moi, je pense que c’est trop tôt. J’étais beaucoup trop concentrée là-dessus, et moins sur mes performances. Au final, à titre individuel, je n’étais pas tellement satisfaite de ma saison. C’est d’un commun accord avec le coach que j’ai été « déchargée » de ce poste. Mais l’expérience a été bonne, malgré tout. J’ai beaucoup appris sur moi-même, et accepté avec une grande sportivité l’idée que ce soit peut-être trop tôt… C’est un rôle que j’aimerais avoir à nouveau, mais tout de suite, je pense que j’ai encore beaucoup à apprendre. Je vais laisser les choses venir à moi au moment voulu.

• Pour parler un peu plus de toi, quels sont tes points d’intérêt hors basket ?
J’aime bien méditer. J’aime bien appeler mes parents, ma famille. Et comme tout le monde, j’aime bien aussi regarder un bon film sur les plateformes, j’écoute beaucoup de musique. J’aime bien danser, chanter…

• Quel endroit à Mâcon recommanderais-tu à nos lecteurs ?
Il y a un restaurant sur Mâcon avec qui nous sommes partenaires, qui s’appelle Au bureau. C’est plutôt sympa. Je n’y vais pas tous les jours, mais à chaque fois que j’y suis, je ne suis pas déçue.

• Pour finir, quel message aurais-tu à faire passer à tous ceux qui te suivent ?
Que l’on aura encore besoin d’eux pour la suite de la saison : ce n’est pas terminé ! Sinon, ce que je peux dire individuellement, c’est que j’expérimente vraiment la discipline. Je me rends compte qu’une vie disciplinée, en tant que sportif, c’est la clé.