Posté le 30 novembre 2023 par La Rédaction

Après treize années passées à la tête de Charnay basket Bourgogne Sud, Jean-François Jaillet a cédé son poste de président à Nicolas Freycon. Le nouveau patron des Pinkies se présente.

• Nicolas Freycon, qui êtes-vous ?
J’ai 57 ans, je suis marié et j’ai deux filles. Je travaille dans un bureau d’études, Naldeo, où je suis responsable développement sur l’eau et l’environnement. Je n’étais pas basketteur à la base, mais ce n’est pas grave. (sourire) J’avais eu un premier contact avec le basket dans les années 90, lorsque j’habitais à Chalon-sur-Saône. J’allais voir l’Élan régulièrement et ça m’avait bien plu. Je suis originaire de Saint-Étienne et je trouvais qu’il y avait plus d’attrait à aller voir un match de basket que de foot, surtout un 0-0 où il ne se passe pas grand-chose. Et je trouve le milieu du basket beaucoup plus agréable : le contexte, le respect des règles, les supporters, etc. Avec ma famille, nous habitons depuis 2007 à Charnay-lès-Mâcon. Et c’est lorsque ma plus jeune fille s’est mise au basket que je suis rentré au club.

• Comment vous êtes-vous progressivement investi au CBBS, alors ?
Dans le bénévolat, on évolue vite. (rire) Ça a commencé comme responsable d’équipe et ensuite, membre du comité, membre de la commission partenaires, responsable de la commission partenaires, membre du bureau, vice-président… et président.

• Comment s’est organisée la transition à la présidence cet été avec Jean-François Jaillet ?
En douceur. L’ancien président Jean-François Jaillet avait exprimé le souhait d’arrêter en septembre. Quand il en a parlé, les regards se sont tournés vers moi. Ça faisait un moment que j’étais de plus en plus présent dans le club. Ça s’est fait naturellement et facilement. On peut dire que c’est un peu le changement dans la continuité.

• Quelles sont vos priorités pour le club ?
Que le club continue à s’ancrer dans le territoire. Quand on pense au sport au niveau du Sud Bourgogne, j’aimerais que l’on pense à notre club. Je souhaite que l’on tisse de plus en plus de liens avec les associations locales. On veut faire rayonner le club plus largement qu’au niveau de la commune de Charnay, mais bien au niveau du bassin mâconnais et alentour. Au niveau sportif, ce serait que le club s’ancre en LFB, parmi les douze meilleurs clubs français. Pour ce faire, l’idée est de continuer à se structurer. Nous sommes à vingt salariés, dont deux extrasportifs, contre seulement un l’an dernier. Il y a désormais une personne qui s’occupe exclusivement de la partie partenariat. Le nerf de la guerre reste le domaine financier. Nous avons pu augmenter notre budget de l’ordre de 25 à 30% depuis la saison dernière. À la fois grâce aux partenariats privés, et grâce aux institutions, qui nous poussent et nous suivent financièrement. On sent vraiment les étoiles qui s’alignent. Il y a une volonté de tout le monde que le club progresse et que l’on puisse se pérenniser en LFB.

• Un mot sur votre début de saison (entretien réalisé le 8 novembre, NDLR) ?
Il est excellent. Pour l’instant, avec une 6e place, trois victoires et trois défaites, nous sommes dans notre objectif haut. On vise plus que le maintien. Idéalement, on regarde les 7e et 8e places, pour faire les playoffs. On en serait très heureux. Sinon les playdowns, mais sereinement.