Posté le 30 novembre 2023 par La Rédaction

Licencié au club depuis ses 10 ans, Clément Sangouard est devenu cette année le nouvel entraîneur de l’équipe première de Prissé-Mâcon. Portrait.

Il a eu la charge de la section baby-basket. Il a entraîné toutes les équipes jeunes, des U9 aux U17. Il a aussi dirigé l’équipe réserve en régional et les seniors féminines. Auparavant, il avait été joueur de ses 10 à 23 ans, évoluant plusieurs saisons en Nationale 2. Alors il ne lui manquait plus qu’une case à cocher, ou à coacher, à Prissé-Mâcon. Un manque comblé depuis l’été dernier, lorsque Clément Sangouard a accepté d’endosser la responsabilité de l’équipe fanion de l’ESPM. À 31 ans, l’enfant de Leynes a donc déjà tout fait au sein de son club de cœur.

« C’est une belle histoire », sourit-il. Après la fin de l’intérim de son frère, Alexis, en mai dernier, Prissé-Mâcon a longuement prospecté sur le marché des transferts. « On a cherché un coach pendant plusieurs mois, raconte Clément Sangouard, qui conserve un parallèle la casquette d’entraîneur des U11. Moi qui étais salarié du club, je savais que toutes les pistes n’aboutissaient pas. Puis un jour, les dirigeants sont venus me demander ce que je ferais si on me proposait le poste. » La réponse a visiblement été satisfaisante, puisque l’offre concrète est arrivée dans la foulée. « On a fait le choix de la formation, justifiait, en août, l’ex-président Jean-Philippe Lachaize. On a souvent eu des joueurs formés chez nous, il n’y avait pas de raison de ne pas en faire de même avec les coachs. On a voulu promouvoir Clément, qui entraîne au sein du club depuis plus de dix ans. On a vu qu’il avait envie et on s’est dit qu’on n’allait pas aller chercher très loin la solution. » Soit l’ultime pièce d’un puzzle personnel à poser pour Clément Sangouard, qui « baigne dans le basket depuis tout petit », issu de l’une des familles les plus illustres du basket mâconnais, avec ses parents, « aussi basketteurs puis simples supporters ensuite », et son oncle Bernard, ancien joueur pro (champion de France 1977 avec l’Asvel). « La Nationale 2, c’était le dernier challenge pour moi. Tout le monde m’a poussé pour que j’accepte. La nouveauté était intéressante. Après une telle saison, l’idée était de reconstruire autour de nos valeurs, et je pense que les salariés du club étaient les mieux placés pour imprimer notre identité. » Trois mois après la reprise, le premier bilan est positif. L’angoisse liée au verdict quant au repêchage semble déjà loin. Au bout de huit journées, l’ESPM pointe à la 2e place de la Poule A de NM2, avec cinq victoires au compteur. « Ce début de saison est un vrai soulagement, souffle Clément Sangouard, qui insuffle un jeu collectif et fait de mouvements à ses joueurs. On va essayer de continuer sur ce chemin-là. On veut marquer notre territoire chez nous et devenir l’une des meilleures défenses du groupe. Une fois que la machine s’est lancée après les victoires contre Montpellier et Rousset, les gars ont pris confiance et ont vu qu’on était capables de faire de bonnes choses. Désormais, on arrive chez les équipes annoncées leaders sans la peur au ventre comme on le sentait l’année dernière, mais avec, au contraire, la conviction qu’on a toujours une chance. » Après le spleen de 2022-2023, c’est peut-être déjà la plus belle victoire de l’automne pour Prissé-Mâcon…